Fusion Renault-FCA: "C'est une réelle opportunité", lance Bruno Le Maire

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Les tensions entre Paris et Rome jettent une ombre sur FCA-Renault | Crédits

Il faudra "revoir fondamentalement" la relation unissant Renault à Nissan en cas de fusion avec Fiat Chysler (FCA), a indiqué, ce lundi 3 juin, le patron du constructeur automobile japonais, à la veille d'un conseil d'administration de son allié français. Cette nouvelle institution serait ainsi détenue à 50% par les actionnaires du constructeur italo-américain et l'autre moitié sera maintenue par ceux de Renault, a rapoporté L'Orient du Jour.

Citant des sources proches de FCA, le quotidien économique ajoute que la proposition du groupe basé à Turin est "à prendre ou à laisser, et rapidement!"

"Mais avec un accord similaire concernant les Français, il est logique de supposer que Renault voudrait coordonner ses positions politiques avec Renault, plus que l'équipe ne le fait déjà en Formule 1".

Bruno Le Maire a estimé que cette fusion permet de faire face aux défis technologiques considérables auxquels est confrontée l'industrie automobile. Avec l'émergence du véhicule électrique, du véhicule autonome et du véhicule connecté, ce projet permet de dégager des synergies nécessaires pour investir dans ces technologies, a-t-il renchéri. Mike Manley a vendu des actions FCA pour 3,46 millions de dollars (3,1 millions d'euros) alors que le titre flambait au lendemain de l'offre d'alliance avec Renault, a déclaré vendredi un porte-parole.

Il y a plus d'un an, Nissan a commencé à réfléchir aux éventuels bénéfices qu'il pourrait tirer de l'arrivée de FCA dans l'alliance, à l'initiative de son président déchu Carlos Ghosn, a dit le dirigeant ayant requis l'anonymat.

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