GE Belfort: des politiques accusent Macron d'être le "responsable" d'un "désastre" industriel

Jean-Pierre Chevènement le 6 février 2018 à Ajaccio

Jean Pierre Chevènement le 6 février 2018 à Ajaccio

Depuis Bruxelles où il participait mardi à un sommet européen, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement serait "extrêmement vigilant " à l'égard de GE. Plus de 1 000 postes vont être supprimés.

Bruno Le Maire estime qu'il existe des solutions pour réindustrialiser le site de Belfort, par le biais de l'aéronautique, du grand carénage, de la rénovation de centrales nucléaires ou dans les énergies renouvelables et va donc en parler la semaine prochaine avec les organisations syndicales.

L'intersyndicale de General Electric à Belfort a interpellé le gouvernement mercredi, au lendemain de l'annonce par le groupe américain d'un plan de suppression de plus de 1 000 postes en France.

"J'espère que le Président de la République et le gouvernement mettront la même énergie à créer de nouvelles activités à Belfort qu'ils en ont mis pour déplacer l'annonce du plan, après les élections européennes", a lancé le maire.

"Notre enjeu, c'est de préserver les capacités de Belfort et d'accompagner individuellement chaque salarié", a expliqué la secrétaire d'Etat.

En toile de fond, aussi: le rôle controversé joué en 2014 par Emmanuel Macron dans la vente du pôle énergie d'Alstom à GE.

Il a notamment travaillé à la Direction générale de l'armement (DGA), avant de passer à la Direction générale du trésor et de rejoindre le cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy. Un proche de Macron avait été nommé à la tête de ce géant en avril 2019.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a ainsi appelé sur Twitter les Français à "regarder en face les manœuvres de leurs dirigeants, dont les conséquences sociales sont cataclysmiques sur leurs emplois ".

À lire aussi: Belfort: Un couple de "gilets jaunes" récupère ses filles qui avaient été placées en foyerGE à Belfort: L'annonce du plan social a-t-elle été décalée pour attendre la fin des élections européennes? A peine un an après la reprise très médiatisée du site par l'industriel local Nicolas Decayeux, l'entreprise "se trouve dans une impasse de trésorerie très importante, qui va la conduire à se placer sous la protection du tribunal de commerce", a indiqué mardi soir la préfecture, notant le "faible chiffre d'affaires généré" par WN et ses difficultés à trouver des "débouchés commerciaux concrets".

L'autre dossier majeur est celui de l'usine Whirlpool d'Amiens.

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