Renault : FCA ne veut pas négocier son projet de fusion avec Renault

Parmi les obstacles à la fusion Renault-FCA les tensions entre Rome et Paris

Renault : FCA ne veut pas négocier son projet de fusion avec Renault

Le constructeur automobile italo-américain a proposé lundi au Français Renault une offre d'alliance d'égal à égal pour former le N°3 mondial du secteur, un mastodonte qui pèserait plus de 30 milliards d'euros en Bourse. C'est ce qu'affirme le site internet des Échos, citant des sources dans " l'entourage " de FCA.

Du côté de la firme au losange, " plusieurs administrateurs estiment nécessaire de revoir les conditions financières proposées par les Agnelli, par exemple sous la forme d'une prime", selon Les Échos, ce à quoi une source dans l'entourage du constructeur turinois, citée par le quotidien, rétorque que " l'offre de FCA n'est pas négociable ". Cependant, "si le conseil d'administration de Nissan juge bon d'explorer une relation plus proche au moment de leur choix, nous sommes définitivement ouvert à l'idée", souligne-t-il. "Jusqu'à l'arrestation spectaculaire de Carlos Ghosn en novembre, il n'était que rarement tombé sous les 70 euros", relèvent Les Échos, pour expliquer pourquoi les Français se sentent lésés à ce stade.

Le conseil d'administration de Renault se réunira mardi pour discuter de l'offre de fusion que lui a soumis le constructeur italo-américain, un projet auquel le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rappelé le soutien conditionnel du gouvernement. Ceci réduira d'autant sa valeur lors de l'opération: les parités relatives seraient ainsi ramenées à 51,3 % pour FCA et 48,7 % pour Renault.

Du côté de Renault, on accueille cette déclaration avec prudence. C'est ce qu'a rapporté hier Reuters sur la base de sources proches des discussions. "Ce type de proposition est forcément négociable", indique cette personne bien informée des discussions en cours.

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