Trump s’attaque au Mexique — Tarifs douaniers

Le président mexicain Andres Manuel López Obrador

Le président mexicain Andres Manuel López Obrador

Donald Trump a, dans une série de tweets matinaux, de nouveau mis la pression dimanche sur le Mexique, qu'il accuse d'avoir "abusé" des Etats-Unis "depuis des décennies". "Une nouvelle fois, le président sème le chaos à la frontière " entre les deux pays " au lieu de donner des solutions aux travailleurs et consommateurs américains", a réagi la présidente de la Chambre des représentants.

Hier Jeudi 30 mai 2019, le président des États-Unis a décidé d'imposer, dès le lundi 10 juin 2019 prochain, des droits de douane sur tous les produits du Mexique, qu'il accuse de laxisme sur le dossier de l'immigration clandestine.

Malgré les appels au dialogue, le président américain Donald Trump, qui menace.

"Soit ils arrêtent l'invasion de notre pays (.), soit nos nombreuses entreprises qui ont été bêtement autorisées à s'installer au sud de la frontière seront ramenées aux Etats-Unis avec leurs emplois grâce aux tarifs douaniers", a écrit le président américain. Donald Trump " a démontré une méconnaissance encore plus profonde de l'inconscience de ses actes en menaçant d'imposer des tarifs douaniers au Mexique", quelques heures à peine après avoir lancé le délicat processus de ratification du nouvel accord de libre-échange nord-américain entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC), a poursuivi Mme Pelosi.

Face à cette attaque, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a dit vouloir éviter toute escalade, en assurant vouloir user de " beaucoup de diplomatie ".

M. Mulvaney a par ailleurs minimisé l'impact que ces droits de douane pourraient avoir sur l'économie américaine, assurant que "l'inflation (restait) sous contrôle".

La Maison Blanche a cependant refroidi dimanche les espoirs de trouver rapidement un terrain d'entente. Le problème est qu'ils parlent depuis 25 ans. Elles constituent une "menace pour la sécurité nationale", selon Donald Trump.

Son directeur de cabinet Mick Mulvaney avait déclaré le matin sur la chaîne Fox que "le président (était) on ne peut plus sérieux" et qu'il s'attendait "à ce que les tarifs douaniers passent au moins à 5% le 10 juin". Ces personnes venaient visiblement du Guatemala, du Honduras et du Salvador, pays d'où proviennent la majorité des migrants qui se rendent aux Etats-Unis via le Mexique. "Le Mexique est un pays sûr, les gens devraient pouvoir y rester s'ils cherchent vraiment l'asile", a-t-il expliqué.

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