Bruno Le Maire hué à Belfort — General Electric

General Electric : le patron de la branche française assure que le site de Belfort

Plus d'un millier de postes seraient menacés à Belfort. capture d'écran google street view

Lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre avec les représentants des salariés du site General Electric à Belfort et les élus locaux, Bruno Le Maire a rappelé sa position: "le plan social proposé par GE ne convient pas" et demande à l'industriel de " revoir sa copie". Les syndicats de l'entreprise General Electric, sous le feu des projecteurs depuis l'annonce d'environs 1000 suppressions de postes, appellent à un rassemblement citoyen le 22 juin à 14h au départ de la maison du peuple à Belfort. Je viens de voir la direction et 1.050 emplois supprimés, c'est trop, je pense que GE peut et doit faire mieux. Je ne vais pas prendre d'engagement chiffré, mais je pense qu'il est important que GE revoie sa copie. Rien d'étonnant, puisque tout est réuni pour faire de cette restructuration un symbole politique: des suppressions d'emplois massives (1044), menées par un groupe américain qui a racheté il y a à peine quatre ans la branche énergie d'un fleuron de l'industrie française, Alstom, dans des conditions qui faisaient déjà polémique.

Le ministre était arrivé vers 15H30 sur le site industriel sous les huées et les sifflets de 700 à 900 personnes (selon la police) réunies quelques instants auparavant pour une assemblée générale convoquée par les syndicats.

Le ministre de l'Economie souhaite que General Electric puisse revoir à la baisse le nombre de suppressions d'emplois prévues dans le cadre du plan social. "Je préfère dire la vérité", a déclaré Bruno Le Maire. "C'est une condition préalable pour que les choses s'apaisent sur le site".

M. Le Maire souhaite la création d'une société pour développer cette activité sur le site, capitalisée en premier lieu par GE.

S'interrogeant sur " les intentions de GE ", le ministre a poursuivi: "s'agit-il d'un " plan d'adaptation à une conjoncture mondiale qui est plus difficile parce qu'il y a en ce moment moins de commandes de turbines à gaz ou est-ce qu'il s'agit d'un plan de liquidation dissimulé? Nous, nous sommes encore sur stopper le plan social, qui n'a ni queue ni tête", a répliqué le délégué CFE-CGC, Philippe Petitcolin, promettant "des actions " dans les jours à venir. "Je veux être clair, Belfort ne fermera pas".

Des réponses pour tenter de rassurer les salariés du site General Electric de Belfort (Territoire de Belfort). Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe. À cela s'ajoutent les 264 emplois qui vont également être perdus dans l'autre usine belfortaine de GE, qui fabrique des turbines à vapeur.

Dernières nouvelles