Italie : l'augmentation de la dette justifie une procédure disciplinaire, selon Bruxelles

L'actuel commissaire aux Affaires économiques et financières Pierre

L'actuel commissaire aux Affaires économiques et financières Pierre

La Commission européenne a conclu, mercredi 5 juin, que l'Italie ne respectait pas les règles budgétaires de l'Union en raison de l'augmentation de sa dette publique, une situation qui justifie selon elle l'ouverture d'une procédure disciplinaire. "Au lieu d'être réduite, la dette publique de l'Italie, qui représente une charge importante pour l'économie, a encore augmenté" en 2018, a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. Elle pourrait atteindre 133,7 % du PIB en 2019, puis 135,7 % en 2020, bien au-delà du seuil de 60 % fixé par les règles européennes.

La Commission européenne a proposé mercredi de clore la procédure de déficit excessif contre l'Espagne, dernier pays de la zone euro qui y était encore soumis, après son ouverture il y a dix ans.

Pour la Commission, l'Italie est en train de revenir sur ses engagements en matière de réformes structurelles et de réforme des retraites. Elle peut aboutir à terme à des sanctions allant jusqu'à 0,2% de son PIB, soit environ 3,5 milliards d'euros. Un dialogue devrait désormais s'ouvrir entre la Commission et la coalition populiste au pouvoir en Italie, qui réunit la Ligue (extrême droite) et le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), divisée sur l'attitude à adopter avec Bruxelles.

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