Le principal suspect inculpé et écroué — Explosion à Lyon

Attentat de Lyon le suspect reconnaît avoir conçu le colis piég

France Attentat de Lyon le suspect reconnaît avoir conçu le colis piégé France Colis piégé à Lyon les quatre gardes à vue toujours en cours

Mohamed Hichem Medjoub, un jeune Algérien de 24 ans, qui se trouvait en garde à vue depuis son arrestation lundi, a été présenté à un juge d'instruction qui l'a également mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "fabrication d'explosif en relation avec une entreprise terroriste". "Il a, par la suite, indiqué avoir prêté allégeance en son for intérieur à 'l'EI' et reconnu avoir déposé devant la boulangerie l'engin explosif, qu'il avait préalablement confectionné", indique le parquet.

Sa garde à vue se poursuivait jeudi dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (Sdat) à Levallois-Perret, près de Paris, tandis que celles de ses parents puis de son frère, arrêtés eux aussi lundi, ont été levées dans la journée " en l'absence d'élément les incriminant à ce stade ", a annoncé le parquet de Paris. En effet " cet acte terroriste a été commis à la veille des élections européennes du 26 mai, dans le but de faire monter le vote de l'extrême droite, le FN étant le seul parti capable d'emmener un jour la France en guerre, et capable de déstabiliser le pays " dit-il.

Selon une source judiciaire, le jeune homme a également " reconnu avoir actionné l'engin ".

Selon les experts, le colis contenait une charge "de 250 à 400 grammes de TATP associée à des billes d'acier et des vis, un dispositif de déclenchement à distance par télécommande et une source d'énergie composée de 8 piles". Son profil génétique a été retrouvé sur l'engin explosif.

Les enquêteurs pensent qu'il avait préparé son projet depuis au moins plusieurs semaines, comme le suggère l'achat sur Internet le 7 mai d'"un lot de 20 piles", livré au domicile familial. Les enquêteurs ont en outre suivi les nombreux indices laissés derrière lui.

L'analyse de l'ordinateur qu'il utilisait jusqu'à fin 2018 a "mis en évidence des recherches sur Internet révélant un intérêt pour les thèses djihadistes et l'activité de l'EI", a indiqué le procureur.

Mohamed Hichem M., venu en France poursuivre ses études en informatique, n'avait pas obtenu le visa nécessaire et était en situation irrégulière. L'enquête qui va se poursuivre devra notamment déterminer si le jeune homme avait une cible précise.

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