Les invendus non alimentaires devront être donnés ou recyclés

600 millions d’euros de produits non-alimentaires seraient jetés chaque année LP  Olivier Boitet

600 millions d’euros de produits non-alimentaires seraient jetés chaque année LP Olivier Boitet

Et demain? Le Premier ministre l'a annoncé ce mardi 4 juin: au plus tard fin 2021 ou fin 2023 selon les cas, il sera interdit de jeter des produits non-alimentaires. C'est en ces mots qu'Édouard Philippe a présenté, plus tôt dans la journée, la mesure qu'il était venu annoncer dans un magasin Cdiscount du 11e arrondissement. "C'est un gaspillage qui choque l'entendement, (qui est) scandaleux", a déclaré le Premier ministre aux côtés de Brune Poirson, la ministre de la Transition écologique qui prépare le projet de loi. Ce sera une première mondiale.

Si l'on en croit les chiffres communiqués par Matignon, plus de 600 millions d'euros de produits non alimentaires neufs mais invendus sont jetés ou détruits chaque année. "Ce sera une première mondiale", a vanté le chef du gouvernement, au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

Selon le cabinet du Premier ministre, la mesure s'appliquera à partir de fin 2021 pour les produits disposant d'une filière de collecte et recyclage dite "REP". Cette destruction est répandue tant chez les grands distributeurs que les marques de luxe qui y voient une manière d'éviter la contrefaçon. Des aménagements sont prévus notamment pour le secteur du luxe, qui s'inquiète de voir émerger un marché parallèle avec des produits bradés. Mais le produit neuf devra dans tous les cas être recyclé et pas détruit ou mis en décharge.

L'idée à terme est de réduire au maximum le nombre d'invendus grâce à une meilleure gestion des stocks, et de favoriser l'économie sociale et solidaire à travers le don.

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