Les 5 bourdes de Theresa May — Brexit

Brexit : les 5 bourdes de Theresa May

Theresa May s'efface et passe le Brexit à son successeur

"Ce fut l'honneur de ma vie d'être la deuxième femme à occuper le poste de Premier ministre" au Royaume-Uni, avait déclaré Mme May le 24 mai dernier, avant de jeter l'éponge devant le Downing Sreet, exprimant son "profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit".

La Première ministre britannique, Theresa May, lâche vendredi les rennes du Parti conservateur, mais restera au 10 Downing street en fonction pour gérer les affaires courantes le temps que son successeur soit désigné par les Tories. "Elle a commencé en 2016 en disant qu'elle voulait faire un Brexit très dur, très ferme, mais elle a trouvé après un an qu'on ne pouvait pas faire cela sans endommager le système économique britannique et la paix en Irlande", analyse James Blitz, éditorialiste au Financial Times.

Après sa démission de la tête du parti conservateur, qui ne devait donner lieu à aucun événement officiel vendredi, Theresa May restera en fonctions jusqu'à la désignation du son successeur par les tories, d'ici la fin juillet.

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Theresa May n'a donc plus la main sur les dossiers, et en particulier sur celui du Brexit, le dossier pour lequel elle avait gagné son poste mais qui l'a aussi poussée à la démission.

Après le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, lors duquel elle n'a pas d'ailleurs pris position, elle a été désignée chef du Parti conservateur, puis nommée par la Reine Elisabeth II, en tant que Première ministre le 13 juillet 2016. Elle a fixé en outre des lignes rouges (sortie de l'union douanière et du marché unique) sur lesquelles elle a ensuite dû revenir, notamment en acceptant le "backstop".

La dirigeante convoque en juin 2017, trois ans avant la date prévue, des élections législatives censées la renforcer pour faire passer son projet de Brexit, confortée par des sondages qui lui promettent une victoire éclatante.

C'est une Theresa May brisée qui quitte la tête du Parti conservateur britannique.

L'opération tourne au fiasco.

Malgré son revers aux législatives, Theresa May ne juge pas utile d'impliquer les autres partis politiques britanniques au moment de lancer les négociations avec Bruxelles, handicapant dès le départ ses chances de voir un accord adopté. En témoigne la trentaine de démissions au sein de son gouvernement, à l'origine d'un "roulement de ministres sans précédent" dans un exécutif britannique, selon le think tank Institute for Government.

A partir du 22 juin, les membres du parti seront invités à voter pour élire le nouveau chef conservateur. Mais sa personnalité froide a fini par lui valoir le surnom peu flatteur de "Maybot", soit "May le robot".

L'accord qu'elle a conclu en novembre avec Bruxelles, censé organiser un départ en douceur du Royaume-Uni de l'UE, a en effet été rejeté à trois reprises par les députés britanniques, autant de défaites humiliantes. En affirmant qu'un divorce sans accord "vaut mieux qu'un mauvais accord", elle braque une partie de l'opinion britannique, ainsi que les milieux économiques.

La cheffe du Parti conservateur, Theresa May, a démissionné après avoir échoué à faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne.

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