Scandale alimentaire : 780 tonnes de faux steaks hachés distribués aux plus démunis

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L'affaire de 780 tonnes de faux steaks hachés distribués aux plus démunis, révélée ce vendredi 7 juin, est un scandale alimentaire retentissant.

Les bénévoles des associations caritatives sont consternés après ces révélations. Le fournisseur français a malgré tout écoulé près de 7 millions de steaks hachés. "Ils étaient un peu blancs, donc on les a enlevés des stocks." .

Et le verdict est sans appel, poursuit RTL: "Ces steaks ne contenaient pas de la viande mais du gras, pas du muscle mais de la peau. C'est dégueulasse de filer ça à des mômes!" . Le tout mixé avec du soja et de l'amidon, des produits non autorisés dans des steaks hachés, avec un réemploi aussi de viande transformée. A ce stade, trois entreprises sont impliquées dans la fraude, dont un industriel français, un intermédiaire également français et un industriel polonais qui a fabriqué les steaks pour le compte de l'entreprise française. Pour tromperie et fraude en bande organisée, les fraudeurs encourent deux ans de prison et 1,5 millions d'euros d'amende.

La Croix Rouge, la Fédération française des Banques alimentaires, les Restaurants du Cœur et le Secours populaire ont été victimes de cette fraude qui porte sur 1500 tonnes de mixture. Les noms de ces sociétés n'ont pas été divulgués en attendant que la justice soit saisie. La répression des fraudes a précisé néanmoins que leur consommation ne présentait pas de risque pour la santé. "Il est hors de question que ce type d'attitude se reproduise". Un achat groupé de steaks hachés d'une valeur de 5,2 millions d'euros. Elles indiquent également avoir "demandé (aux pouvoirs publics) une compensation financière pour faire face aux frais de stockage engendrés par cette situation". "Elles se sont aperçues que l'aspect n'était pas naturel et elles nous ont prévenus, ce qui nous a permis de lancer des contrôles", a expliqué sur RTL la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie Agnès Pannier-Runacher. "On va transmettre au procureur", a-t-elle assuré.

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