Un couple lesbien est agressé à Londres pour avoir refusé de s'embrasser

Un couple de femmes tabassées dans le métro de Londres quatre adolescents arrêtés

Londres : un couple de femmes agressé pour avoir refusé de s’embrasser

Les faits se sont déroulés dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 mai à Londres. Alors qu'elles empruntaient le bus, Melania Geymonat et sa petite amie Chris ont été violentées par un groupe de 4 hommes. Une attaque que l'une des deux jeunes femmes a racontée sur Facebook, et évoquée, ce vendredi, par plusieurs médias britanniques, dont la BBC.

Dans un bus de nuit en direction du quartier londonien de Camden, un groupe de quatre hommes "a commencé à se comporter comme des hooligans, exigeant qu'on s'embrasse pour qu'ils puissent prendre du plaisir en nous regardant, nous traitant".

Face à l'attitude de leurs agresseurs, les deux femmes ont tenté de " faire des blagues. Sa petite amie a même fait semblant d'être malade, en espérant qu'ils s'en aillent. Tout s'enchaîne ensuite rapidement. "Soudainement, Chris s'est retrouvée au milieu du bus en train de se battre avec eux", explique Melania. " Melania tente de l'aider mais se prend elle aussi des coups". Sur cette image, les deux victimes sont recouvertes de tâches de sang. Je ne sais plus si j'ai perdu connaissance ou non. Mais pour montrer la réalité concrète de ces violences faites aux femmes et aux homosexuel (le) s, elle a décidé de publier la photo de son visage tuméfié, aux yeux de tous. Elle se souvient ensuite du bus qui s'arrête et de la police qui intervient. Et ont provoqué une vague d'indignation de la part des militants LGBT+. Cette agression montre que l'amour entre femmes est réduit à un fantasme hétérosexuel, est nié par une grande partie de la société. Sur une photo prise par Melania Geymonat et postée sur Facebook, on la voit saigner du nez, la chemise couverte de sang, tandis qu'à ses côtés son amie a le visage éclaboussé de sang et semble bouleversée. Pour conclure son post Facebook, Melania écrit: "J'en ai assez d'être pris pour un objet sexuel, d'apprendre que ces situations sont habituelles, que des amis gays sont battus juste parce que'".

"Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, publié en mai dernier, les actes lesbophobes ont connu une " augmentation spectaculaire " en France l'an dernier avec une hausse de 42% des témoignages par rapport à 2017. " Pour la première fois, j'ai ressenti de la honte à aimer une fille ", confiait une des femmes interrogées dans le rapport qui compile des dizaines d'autres témoignages.

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