Le demi-frère assassiné de Kim Jong-un avait un "lien" avec la CIA, selon le Wall Street Journal

Corée du Nord: le demi-frère assassiné de Kim Jong-un aurait espionné pour la CIA

Le demi-frère de Kim Jong-un était un informateur de la CIA, selon le WSJ

Kim Jong-nam, qui avait été assassiné le 13 février 2017 à l'aéroport international de Kuala Lumpur, est soupçonné d'avoir travaillé pour la CIA, selon le Wall Street Journal. Corroborant la thèse de plusieurs analystes, et un article paru dans la presse britannique le 7 juin dernier, une source anonyme "proche du dossier" affirme que Kim Jong-Nam, le demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-Un, informait jusqu'à son assassinat en 2017 en Malaisie, la célèbre agence américaine du renseignement, la CIA. D'anciens responsables américains, cités par le quotidien, estiment même que l'intéressé, qui a vécu hors de la Corée du Nord pendant longtemps, était incapable de fournir des informations sur le royaume ermite. Kim Jong-nam aurait rencontré des agents de la CIA et établi une "connexion", affirme la source du Wall Street Journal. Cela ne l'aurait pas empêché d'entretenir également des relations avec les services de sécurité chinois, à en croire les ex-responsables américains, ainsi qu'avec la CIA. La CIA, qui a lancé en 2017, un programme de suivi et de contrôle des missiles balistiques et des armes nucléaires nord-coréens, n'a pas souhaité commenter ces informations. Menacées de la peine de mort par la justice malaisienne, elles n'ont cessé d'affirmer avoir été recrutées pour participer à ce qu'elles croyaient être une "caméra cachée" et entraînées dans un complot fomenté par des agents nord-coréens. L'hypothèse de la responsabilité nord-coréenne dans ce meurtre avait également été soutenue par Séoul et Washington. L'Indonésienne Siti Aisyah a été libérée en mars et la Vietnamienne Doan Thi Huong en mai. Mais un énorme faux pas monumental le condamna à un exil de fait, d'où il multiplia les critiques contre le régime de Pyongyang.

Toutefois Kim Jong-nam - un temps considéré comme favori à la succession de son père Kim Jong-il à la tête du pays, avant de tomber en disgrâce - aurait eu des difficultés à apporter un éclairage précis des rouages de la politique intérieure de Pyongyang, connue pour son opacité.

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