Taxes : Donald Trump s'attaque au vin français, mais que disent les chiffres ?

Le président des Etats Unis Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron à la préfecture de Normandie à Caen, le 6 juin 2019

Commerce. Donald Trump laisse entendre qu’il va taxer le vin français

Entre 2007 et 2018, les importations de vin américain ont malgré tout progressé de 200% en France, et l'Europe est de loin le premier marché d'exportation pour les produits américains, selon les Douanes françaises.

Le président américain a renouvelé lundi ses menaces de surtaxes contre le vin français, dont il estime qu'il entre trop facilement sur le territoire américain, quand le vin californien est taxé en France.

Ce n'est pas la première fois que le chef de la Maison-Blanche évoque cette idée.

" La France nous facture cher pour le vin, a-t-il expliqué sur CNBC, quelques jours après son retour de Normandie". Le problème, c'est que la France rend difficile la vente de vins américains en France et impose de lourdes taxes douanières, alors que les États-Unis facilitent les choses aux vins français et n'ont que des tarifs douaniers bas. Ce n'est pas juste, faut que ça change!

Ces nouveaux commentaires interviennent alors que les États-Unis et l'Union européenne sont en discussion pour trouver un accord commercial. Mais il existe bien un déséquilibre dans les tarifs douaniers. Aux États-Unis, les taxes varient entre 5,3 et 14,9 cents par bouteille, en fonction de la nature du vin et du degré d'alcool, selon la Commission américaine du commerce international. Dans l'Union Européenne, les taxes vont de 11 à 29 cents.

Le Président américain veut rééquilibrer la taxation des vins français et américains. Le marché américain, à l'inverse, n'est pas aussi ouvert qu'il en a l'air. Quant aux Etats-Unis, ils reconnaissent les marques déposées mais pas les appellations d'origine, ce qui constitue un frein pour les produits français. Mais les viticulteurs américains se plaignent du fait qu'il entre sur le sol américain "pour rien". Accusés de pratiques anticoncurrentielles, les géants technologiques américains sont aux États-Unis également dans le viseur des régulateurs.

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