Ses priorités pour l'acte II du quinquennat — Discours d'Édouard Philippe

Le Premier ministre doit passer en revue les principaux chantiers à venir lors de la deuxième déclaration de politique générale du quinquennat

Le Premier ministre doit passer en revue les principaux chantiers à venir lors de la deuxième déclaration de politique générale du quinquennat

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, avait précisé en mars, à propos de son futur projet de loi, qu'il s'agirait de faire financer par la "solidarité nationale" la prise en charge de la dépendance, mais en excluant tout impôt supplémentaire. Sa deuxième déclaration de politique générale, après celle de juillet 2017, aura duré 1h10.

L'alignement des règles "signifie aussi la fin des régimes spéciaux", a souligné le Premier ministre, précisant que leur extinction "se fera très progressivement" et "en conservant l'intégralité des droits acquis".

Face aux protestations des députés de l'opposition, Edouard Philippe a répondu: "C'est peine perdue, je suis inénervable". Ces questions "touchent aux fondements de notre souveraineté et de nos principes", a expliqué le Premier ministre. "Il est donc nécessaire d'en débattre de manière régulière et au grand jour avec le Parlement". Retour sur les principales mesures annoncées par le chef du gouvernement, qui a débuté son allocution par la thématique environnementale.

Enfin, les impôts des ménages baisseront de 27 milliards d'euros sur le quinquennat, avec un gain en moyenne de 350 euros par foyer pour la première tranche de l'impôt sur le revenu, a annoncé Édouard Philippe. "Le taux d'imposition de la première tranche de l'IR sera abaissé de trois points".

Environnement. Dans le même temps, Edouard Philippe a affirmé que "tous les produits en plastique jetables seront bannis de l'administration à compter de l'année prochaine", alors que le gouvernement a tenté récemment de repousser l'interdiction des plastiques jetables de 2020 à 2021. Le premier ministre a ainsi confirmé que "la taxe d'habitation sur les résidences principales sera intégralement supprimée pour l'ensemble des Français ". "Baisser les impôts va nous obliger à faire des choix", a prévenu Édouard Philippe".

Le Premier ministre a déclaré que la future réforme des retraites maintiendra "la possibilité d'un départ à 62 ans" mais que l'exécutif définira "un âge d'équilibre". "Ainsi, chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité", a-t-il ajouté. Finalement, Edouard Philippe a annoncé que le projet de loi bioéthique, qui comprend l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, était "prêt". "C'est mon ambition en tout cas", a lancé le Premier ministre, recevant une ovation debout d'une partie de l'hémicycle.

"L'acte 2, c'est la justice sociale", a lancé Edouard Philippe avant de préciser que le gouvernement présentera la réforme de l'assurance chômage le 18 juin. Ces contrats sont parfois utilisés en dehors des secteurs pour lesquels ils sont autorisés.

Autre confirmation - sans plus de précisions -, le plafonnement de l'indemnisation chômage pour les salariés "qui perçoivent les salaires les plus élevés et qui sont en mesure de retrouver un emploi plus vite que les autres".

Evoquant la situation des familles monoparentales, Edouard Philippe a parlé des pensions alimentaires.

"Sur décision d'un juge, ou sur demande en cas d'incidents de paiement, les pensions seront automatiquement prélevées par la CAF pour être versées à leurs bénéficiaires et c'est la CAF qui déclenchera une procédure de recouvrement en cas d'impayé", a-t-il précisé.

Edouard Philippe a ouvert la porte à un report de l'examen de la réforme des institutions après les sénatoriales de septembre 2020, appelant toutefois à ne pas "résister au désir de changement exprimé par les Français".

Malgré "des gestes qui ont été faits pour parvenir à un consensus avec le Sénat", le premier ministre a constaté qu'un désacord subistait, notamment sur la réduction du nombre de Parlementaires.

"Nous allons donc continuer à chercher à nous rapprocher. Nous attendrons le moment propice et la manifestation de volonté du Sénat, qui peut être ne viendra qu'après le renouvellement de la Haute Chambre en 2020", a indiqué le Premier ministre.

Ce dernier a également rappelé que pouvait être votée sans l'accord du Sénat la mise en place de la proportionnelle à l'Assemblée.

Dernières nouvelles