Les examens sont officiellement boycottés — Étudiants en médecine

Examens de médecine: face au boycott le gouvernement reste ferme

Médecine: le boycott des examens respecté à 100% au Maroc (VIDEO)

Devant les portes de la faculté de médecine de Casablanca, les parents des étudiants ont organisé un sit-in, en soutien aux revendications de leurs enfants.

Rien ne semble apaiser la colère des étudiants en médecine. La veille de la tenue des examens nationaux dans les facultés de médecine, les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont affirmé être parvenus à un accord en 14 points. Selon lui, "seuls les étudiants en médecine militaire à Rabat ont passé l'examen, parce qu'ils ne font pas partie des étudiants ayant appelé au boycott".

Selon cette source qui a requis l'anonymat, ce sont les ministères de l'Enseignement supérieur et de la Santé qui sont responsables de cette confusion. Les deux points restants qui font l'objet de divergences portent sur le concours de résidanat et la 6è année de médecine dentaire.

Les deux ministères de tutelle avaient pourtant estimé que ces points ne revêtent pas un caractère urgent, étant donné que leur mise en œuvre n'est prévue que dans deux ans, soit en 2021.

Ils rappellent, également, qu'ils ont entrepris l'ensemble des démarches logistiques nécessaires, afin d'assurer les meilleures conditions à ces épreuves.

Outre la décision de boycotter les examens, les étudiants ont aussi préféré rester loin des établissements afin d'éviter toute confrontation avec les forces de l'ordre, fortement présentes aux alentours, notamment de la la faculté de Casablanca à laquelle nous nous sommes rendus en fin de matinée. Les futurs médecins comptent poursuivre leur lutte jusqu'au bout, au risque de perdre une année.

Sur les 14 points qui constituent le dossier revendicatif des étudiants en médecine, le département de Said Amzazi a affirmé qu'il a répondu à hauteur de 90%. Parmi les engagements des deux ministères figure l'instauration d'un examen national de qualification.

Concernant les étudiants de pharmacie, les deux départements se sont engagés à augmenter le nombre des postes d'emploi destinés aux titulaires du diplôme de docteur en pharmacie, à assurer l'accès des étudiants des cinquième et sixième années d'indemnités de missions, à l'instar de leurs collègues des sixième et septième années de médecine, en plus de l'activation des stages hospitaliers pour les cinquième et sixième années du diplôme de docteur en pharmacie, note le communiqué.

L'offre porte également sur l'augmentation graduelle des postes destinés au concours de médecins internes, sachant qu'ils concernent les étudiants des facultés publiques de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, suivant le cadre légal en vigueur, fait-on remarquer, ajoutant qu'il s'agit également de la suppression de la mention des diplômes de docteur en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire, en plus de l'accès des étudiants de ces facultés au régime d'assurance maladie obligatoire de base.

Concernant les étudiant de médecine, les deux ministères se sont engagés à modifier la circulaire n° 48 du 12 octobre 2017 relative aux stages des étudiants de médecine chargés des missions de médecin interne (7e année), en impliquant les étudiants et ce, avant septembre prochain.

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