Grève des urgences : le gouvernement débloque 70 millions d'euros de mesures immédiates

Entrée de l'Hôpital Saint Antoine de Paris

Entrée de l'Hôpital Saint Antoine de Paris

Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d'une prime de 100 euros net mensuels, versée dès juillet "à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)", a indiqué le ministère.

Agnès Buzyn a annoncé la réalisation d'un état des lieux, pour homogénéiser son utilisation, de la prime individuelle existante visant à reconnaitre l'exposition des personnels à des conditions de travail difficiles, voire dans certaines situations à des agressions verbales et mêmes physiques.

Une prime de coopération de 100 euros brut mensuels sera en outre mise en place pour les infirmiers et aides-soignants à qui seront déléguées des tâches médicales.

Enfin le plafonnement des heures supplémentaires sera rehaussé, à 20h par mois. Selon le collectif "Inter-urgences", 95 services d'urgences sont actuellement en grève.

La ministre a ouvert la première réunion de cette mission en milieu de matinée, aux côtés du député LREM Thomas Mesnier, urgentiste de formation, et du Dr Pierre Carli, président du Conseil national de l'urgence hospitalière et chef du Samu de Paris, selon son cabinet. Notez également qu'Agnès Buzyn, ministre de la santé et Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, ont prévu de se rendre dans la cité thermale vendredi prochain pour inaugurer le nouveau service des urgences de l'hôpital.

Mme Buzyn avait déjà tenté jeudi dernier, alors que plus de 200 urgentistes manifestaient à Paris, de désamorcer la crise en promettant une "stratégie d'ensemble" mêlant primes pour les personnels, crédits pour les travaux nécessaires et commande d'un rapport pour l'automne.

Une cinquantaine de participants avaient été conviés, dont les cinq principaux syndicats des hôpitaux publics (CGT, FO, CFDT, SUD, Unsa), ainsi que le collectif Inter-urgences, les trois grandes fédérations d'établissements (FHF, FHP, Fehap), l'Ordre des médecins et celui des infirmiers.

Ces annonces ont laissé les professionnels mitigés.

De leur côté, les professionnels insistent sur les moyens, plus de moyens avec davantage d'effectifs, et de lits d'hospitalisation pour désengorger les services d'urgences.

Mais sur le terrain, les professionnels s'impatientent.

Insuffisant pour Yannick Sobaniak, secrétaire de la CGT à l'Hôpital de Wattrelos. Depuis ce mardi, les membres du personnel ont entamé une grève illimitée.

Cette information a depuis été confirmée par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP): "Il a été demandé à une partie de l'équipe du service d'accueil des urgences de l'après-midi, sur la base du volontariat, de se mobiliser pour assurer la continuité des soins".

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