L’assureur de téléphones Sfam devra rembourser les clients

L'assureur SFAM épinglé pour pratiques commerciales douteuses

L'assureur SFAM épinglé pour pratiques commerciales douteuses

Cette sanction s'élève à 10 millions d'euros. Une sanction qui fait suite à une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, qui avait été saisie après les plaintes de plus de 1.000 consommateurs.

La société romanaise, qui possède et qui va agrandir une plateforme téléphonique à Roanne (Loire), a accepté la transaction proposée avec l'accord du procureur de la République par la DGCCRF: le paiement d'une amende de 10 millions d'euros et le remboursements des consommateurs s'estimant lésés. Il a même dû s'engager - et c'est inédit! - à rembourser massivement ses clients qui s'estimeraient lésés.

Si les courriers ont afflué à la DGCCRF, l'association de consommateurs UFC Que Choisir en a également recensé plus de 1000. Des plaintes de consommateurs mécontents qui ont débuté en octobre 2016 et explosé en août 2017 selon l'association. Au moment d'acheter un smartphone ou une tablette, souvent dans une Fnac, le vendeur évoque une offre de remboursement de 30 €. Une signature pour bénéficier de ce cadeau engageait alors les abonnés sans qu'ils le réalisent à une assurance. Un système de tromperie qui est par ailleurs contraire au contrat "sans engagement" assuré par les vendeurs, puisqu'ils étaient engagés à payer l'assurance pour une durée d'un an. Pire, s'ils oubliaient alors de résilier leur contrat à la date prévue, leurs mensualités pouvaient "exploser", passant de 15,99€ à 37,99€, selon l'UFC-Que Choisir.

En cause, des assurances souscrites par les consommateurs sans faire attention. Quant à la Fnac, elle utilise les services d'un autre assureur depuis le 1er avril, sans que cette décision soit liée à l'affaire.

Après l'amende infligée au groupe SFAM, si vous avez été victime d'une souscription abusive à une assurance pour smartphone, vous avez jusqu'au 31 août pour demander réparation. "Le consommateur sera ensuite indemnisé à hauteur des sommes versées sans son consentement", conclut-on à la DGCCRF sans toutefois communiquer de délai de remboursement.

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