Le père du petit Kylan, tué dans l'attentat de Nice, est décédé

Le père d’une petite victime de l’attentat de Nice est décédé à 42 ans

Le père d’une petite victime de l’attentat de Nice est décédé à 42 ans

Son fils Kylan, âgé de 4 ans, était venu assister au feu d'artifice à Nice avec sa mère Olfa Ben Souayah Khalfallah, 31 ans, et ils avaient été fauchés par le camion fou conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Sa nouvelle compagne confirme que Tahar Mejri n'allait pas bien: " j'ai tout fait pour apaiser ses souffrances. Ces derniers temps, je l'ai senti fatigué.

C'est pourtant avec les mots "mourir d'aimer" que le groupe Mémorial des Anges, destiné à entretenir le souvenir des victimes du terrorisme, notamment à Nice, a rendu hommage à l'homme de 42 ans.

"Une enquête a été ouverte par la police pour vérifier les causes du décès". "Ma femme est morte devant moi, au sol", avait-il alors expliqué. "Il portait toujours son fils sur lui, ça nous faisait énormément de mal", a poursuivi Seloua Mensi, qui a perdu sa soeur aînée dans l'attentat.

Le 14 juillet 2016, après avoir constaté la mort de son ex-épouse Olfa sur la promenade des Anglais à Nice, Taher Mejri avait erré pendant deux jours à travers la ville pour retrouver la trace de son fils, Kylan. Olfa m'a téléphoné. Elle dit que Kylan pleure son papa, qu'elle ne peut plus le tenir. La semaine dernière, il m'a dit: "Rachel, j'ai fait un rêve". "Qui'il faut que je vienne" ", a affirmé sa nouvelle compagne aux médias français.

L'avocate de Tahar Mejri, Cathy Guittard, a quant à elle glissé: "On a essayé de lui insuffler une envie, avec des projets de vie". Mais il était en permanence avec Kylan, enfermé dans sa souffrance. Par ailleurs, Tahar Mejri s'était constitué partie civile et ne supportait pas que les procédures soient aussi longues et que certains suspects aient été remis en liberté. À ce stade, rien ne permet de s'orienter vers la thèse du suicide. La prise en charge des victimes montre ses limites face à la souffrance humaine. "Les dégâts peuvent survenir longtemps après, avec des retours de bâton très violents", a expliqué Anne Murris dont la fille a été tuée lors de l'attentat de Nice.

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