Vol MH17: quatre suspects jugés pour meurtre en mars 2020

Crash du MH17: les noms des quatre suspects qui seront jugés pour meurtre dévoilés

Six ans après le crash du vol MH17 trois Russes et un Ukrainien seront jugés en 2020 aux

L'équipe internationale conduite par les Pays-Bas, qui enquête sur le crash du vol MH17 abattu en 2014 au-dessus de l'est séparatiste de l'Ukraine par un missile russe, a donné mercredi les noms de quatre suspects, trois Russes et un Ukrainien.

Ce 19 juin, les enquêteurs sur le crash du vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus de l'Ukraine en 2014, ont révélé publiquement les noms et visages de quatre suspects (trois Russes et un Ukrainien), pourtant présumés innocents jusqu'à l'ouverture du procès, qui débutera le 9 mars 2020 aux Pays-Bas. Il s'agit des Russes Sergueï Doubinski, Igor Girkine et Oleg Poulatov ainsi que de l'Ukrainien Leonid Khartchenko. Les 298 occupants, dont plus de 190 Hollandais et quatre Belges, ont été tués.

Le procureur néerlandais doit émettre des mandats d'arrêt international contre les suspects. Les passagers provenaient en majorité des Pays-Bas. 283 passagers et 15 membres de l'équipage, pour la plupart néerlandais, ont perdu la vie dans le drame.

Les Pays-Bas et l'Australie, dont 38 ressortissants figuraient parmi les victimes, ont ouvertement accusé la Russie d'être responsable de la mort de leurs ressortissants après les révélations de la JIT. L'un des suspects russe a démenti dans la foulée tout implication des séparatistes dans la catastrophe.

La tragédie reste un sujet hautement sensible aux Pays-Bas, où le premier ministre Mark Rutte n'a jamais caché que trouver les coupables et les traduire en justice étaient un de ses objectifs les plus importants.

Parallèlement, le groupe d'investigation journalistique Bellingcat a indiqué qu'il dévoilerait également de son côté mercredi le nom "des individus liés à la destruction du MH17", en précisant que ses investigations étaient "totalement indépendantes et distinctes de l'enquête" officielle.

Selon les enquêteurs basés aux Pays-Bas, les suspects ont déployé un système de missiles Bouk afin de tirer sur l'aéronef.

Il a ajouté qu'il ne comptait pas témoigner dans le cadre de ce procès.

Les députés néerlandais ont ratifié en 2018 un accord signé avec l'Ukraine pour que soient engagées aux Pays-Bas les éventuelles poursuites judiciaires à l'encontre des responsables de la catastrophe. En effet, la Russie n'autorise pas l'extradition de ses ressortissants poursuivis à l'étranger. Mais pour elle, le principal responsable du crash est le président russe Vladimir "Poutine, parce qu'il a rendu cela possible". Les ministres du G7 avaient ensuite appelé en juillet la Russie à "reconnaître son rôle" dans cette affaire, déclarant que l'enquête avait conduit à des conclusions "convaincantes" et "profondément troublantes" sur son implication.

Dans leur rapport, les enquêteurs de l'équipe conjointe internationale qui ont travaillé pendant des années pour reconstituer l'accident et en déterminer les causes et les responsables, évoquent une ligne directe de commandement militaire entre les rebelles ukrainiens et la Fédération de Russie.

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