Comprendre l'affaire Vincent Lambert

Affaire Vincent Lambert :

"Les traitements peuvent s'arrêter dès maintenant, selon l'avocat de Rachel Lambert l'épouse de Vincent Lambert. illustration FREDERICK FLORIN

Dans sa décision, la plus haute juridiction française a estimé que la cour d'appel qui est un juge judiciaire, n'était pas compétente. "C'est un point final à cette affaire ".

L'affaire Vincent Lambert a-t-elle enfin trouvé son épilogue? Qui a mené ce combat pour l'arrêt de ses traitements?

La Cour de cassation a ouvert la voie, vendredi en fin d'après-midi, à un nouvel arrêt des traitements, cassant le verdict de la cour d'appel de Paris du 20 mai. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

La Cour de cassation a rendu sa décision.

La Cour de cassation déclare la cour dappel incompétente.

"Les traitements de Vincent Lambert peuvent s'arrêter " dès maintenant ", a déclaré l'avocat de son épouse".

Les avocats des parents de ce dernier ont menacé de poursuites pénales pour "meurtre " les médecins et les autorités qui se rendraient responsables de l'arrêt des traitements: une procédure de dernier recours. "L'arrêt de la cour d'appel de Paris [qui avait ordonné la reprise des soins] était totalement délirant". Il n'existe aucun obstacle juridique à ce que l'arrêt des soins puisse être repris dès à présent. Elle a été décidée par le Conseil d'État, par la Cour de cassation, par la Cour européenne des droits de l'homme, il n'y a plus de voie de recours utile. "La France ne peut pas se placer au ban des nations civilisées et risquer d'être condamnée par l'ONU à l'avenir", a-t-il également ajouté.

Intervenant dans le débat, le Premier ministre Édouard Philippe a estimé vendredi soir, lors d'une intervention en direct sur Facebook, qu'il fallait "respecter ce que disent les médecins et ce que dit la loi" dans une situation "qui est sans issue sur le plan des soins".

De lautre son épouse et tutrice légale, cinq de ses frères et soeurs ainsi quun neveu demandent quon le laisse mourir, conformément à ce quétaient, selon eux, ses valeurs.

Déboutés par la justice de leur pays, les parents Lambert et leurs avocats veulent accentuer leur campagne déjà engagée auprès d'instances de l'ONU comme le Comité des droits des handicapés et le Conseil des droits de l'Homme.

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