Bourse de Paris. En hausse à l'ouverture (+0,10 %)

Marché: Les Bourses européennes sans tendance en l'absence de Wall Street

Bourse de Paris. En hausse à l'ouverture (+0,10 %)

"C'est important parce que l'une des questions clés avant la publication du rapport portait sur ses implications sur la possibilité que la Fed baisse les taux à la fin du mois", explique Kate Warne, stratège d'Edward Jones.

Du côté de la conjoncture en Europe, les commandes à l'industrie ont baissé bien plus que prévu en Allemagne en mai et le ministère allemand de l'Economie a souligné qu'il n'y aurait sans doute pas d'amélioration dans les mois à venir.

"Elle peut encore décider une baisse d'un quart de point qui aurait valeur d'assurance mais ce qui est sûr, c'est que les indicateurs ne se dégradent pas rapidement".

Les volumes ont été limités, une partie des investisseurs étant absents pour ce lendemain d'"Independence Day", avec environ 5,08 milliards de titres échangés contre 6,8 milliards en moyenne sur les 20 dernières séances.

A l'opposé, les secteurs défensifs que sont la santé, l'immobilier et les services aux collectivités ("utilities") ont cédé respectivement 0,73%, 0,57% et 0,17%.

Egalement en net repli, le compartiment des semi-conducteurs a perdu 0,6% après l'annonce par le géant sud-coréen Samsung Electronics d'une chute de son bénéfice d'exploitation au deuxième trimestre.

Le second semestre a commencé avec une nouvelle hausse hebdomadaire pour le Cac 40 (de 0,99 %), qui a permis à l'indice parisien d'enchaîner une cinquième semaine dans le vert, mais de justesse.

Qualcomm perdait 1,50%, Nvidia 2,63% et Micron Technology 1,52%.

Dans l'actualité des fusions-acquisitions, le spécialiste allemand de l'éclairage Osram Licht s'est adjugé 0,78% après l'offre d'achat des fonds Bain et Carlyle.

De plus en plus d'investisseurs misaient donc sur un coup de pouce imminent de la part de la Fed et évaluaient encore récemment la probabilité d'une baisse des taux fin juillet à 100% selon un outil de la plateforme boursière CME.

Les marchés s'attendent que la banque centrale assouplisse sa politique monétaire cette année en raison des inquiétudes suscitées par les dommages causés par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Le dix ans italien a quant à lui perdu jusqu'à plus de quatre points pour tomber en séance à 1,576%, au plus bas depuis octobre 2016.

La perspective de voir la Fed baisser ses taux moins rapidement qu'anticipé jusqu'à présent a logiquement favorisé la hausse des rendements des emprunts d'Etat américain.

En fin de séance, celui des Treasuries à dix ans prenait plus de huit points de base à 2,039% après un pic à 2,068%, au plus haut depuis plus d'une semaine.

"Mais ils ont clairement écarté l'idée d'une baisse d'ampleur, de 50 points de base", a remarqué de son côté Karl Haeling de LBBW.

La séance de vendredi (- 0,48 %) s'est conclue par un petit accès de mauvaise humeur en réaction au rapport mensuel de l'emploi américain, toujours très attendu.

L'euro s'échangeait alors contre 1,1227 dollar après être tombé en séance à 1,1208, au plus bas depuis le 19 juin.

Les cours du pétrole ont terminé en hausse, soutenus par les tensions géopolitiques liées à l'Iran, qui ont pris le pas sur les craintes récurrentes de ralentissement de la demande.

Le Brent perd 0,42% à 63,55 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,59% à 57 dollars.

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