Douze corps de migrants clandestins repêchés — Zarzis

Un rescapé malien a indiqué que leur bateau avait fait naufrage lundi soir

Un rescapé malien a indiqué que leur bateau avait fait naufrage lundi soir

Il s'agit d'un jeune Malien d'une vingtaine d'années.

À Djerba, en Tunisie, le Croissant rouge tunisien récupère les corps des migrants morts noyés durant la traversée de la Méditerranée.

Il évoque un incendie lorsque l'essence a pris feu au moment où le bateau a commencé à couler.

Le corps d'une femme noyée a été rejeté par la mer sur la plage de Zarzis, une ville côtière du sud de la Tunisie, avait indiqué vendredi 5 juillet le porte-parole de la garde nationale, Houcem Eddine Jebabli. Alertée par des pêcheurs, la garde nationale marine n'a pu retrouver que quatre personnes, trois Maliens et un Ivoirien, dont l'une est décédée lors de son hospitalisation et l'autre est en soins intensifs.

Il raconte que les naufragés ont appelé les secours "européens", jusqu'à ce que ceux qui avaient les téléphones tombent à l'eau.

Après deux jours à la dérive, accrochés à ce qu'il restait du bateau, les quatre derniers survivants ont vu mercredi "un petit bateau de pêcheur", ajoute-t-il.

Douze corps ont été repêchés, samedi, par la Garde maritime tunisienne, après le naufrage d'une embarcation au large de Zarzis, dans le sud de la Tunisie, avec à bord 86 migrants, a annoncé le Croissant-Rouge tunisien (CRT). L'agence onusienne a également revu à la hausse son bilan après la frappe aérienne qui a touché un centre de migrants à Tajoura, en banlieue de Tripoli, citant 53 victimes et 130 blessés.

Ainsi, 75 migrants, en majorité Bangladais, sauvés en Méditerranée fin mai sont restés bloqués plus de deux semaines sur le pont d'un bateau au large de Zarzis, avant qu'un grand nombre d'entre eux ne soient renvoyés au Bangladesh par l'Organisation internationale des migrations (OIM).

Les deux autres ont été hospitalisés. Soucieux de ne pas créer un précédent, le gouvernement tunisien avait souligné qu'il acceptait ces migrants exceptionnellement et pour raisons "humanitaires".

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