Des fissures sur les ailes d'A380, inspections préconisées — Airbus

Les Airbus A380 avaient déjà connu un problème de micro-fissures en 2012 sans risque pour la sécurité des

Les Airbus A380 avaient déjà connu un problème de micro-fissures en 2012 sans risque pour la sécurité des

Sept ans après l'affaire des micro-fissures chez Airbus, l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a publié une notification de sécurité le 5 juillet dernier concernant un risque de fissures sur les ailes des A380 les plus anciens.

L'agence basée en Allemagne préconise une inspection aux ultrasons sur les 25 A380 les plus anciens, sans toutefois demander de les clouer au sol, considérant que la sécurité des passagers n'est pas menacée.

Les ailes de l'A380 vont de nouveau faire l'objet d'une attention particulière. Selon Les Echos, l'avionneur aurait alerté lui-même l'AESA, après avoir découvert des fissures sur les ailes de certains A380. En réalité, ceux dont la date de mise en service remonte à plus de 15 ans.

Si l'EASA reconnaît que l'intégrité structurelle de l'aile peut être affaiblie si le problème n'est pas traité, elle ne voit pas la nécessité de clouer immédiatement au sol les appareils soupçonnés de présenter ces criques.

Parmi les avions concernés, deux appartiennent à Air France, neuf à Emirates, six à Lufthansa et un à Hifly.

Selon l'AESA, 25 appareils A380 pourraient être concernés par ce risque sur 234 appareils actuellement en service à travers le monde.

"Cette directive est considérée comme une action provisoire, limitée aux 25 ensembles d'ailes les plus anciens", indique l'AESA dans son communiqué, qui précise que "sur la base de ce qui sera découvert lors de ces inspections, d'autres directives pourraient suivre" concernant le reste des avions en service. Si l'entreprise avait assuré qu'elles ne posaient pas de problème de sécurité, ces fissures avaient terni la réputation du plus gros avion civil au monde.

Airbus a annoncé en février la fin de la production de l'A380, à bout de course faute de commandes. Boudé par les compagnies, le programme avait été maintenu en vie grâce à un ralentissement du rythme de production passé à un exemplaire par mois en 2018, contre un total de 27 sur l'ensemble de l'année 2015.

Conçu pour relier les hubs, le Super Jumbo n'a pas pu résister à la concurrence de nouveaux gros porteurs tels que le 787 de Boeing. La prix d'achat du vaisseau amiral du constructeur européen est de 445,6 millions de dollars.

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