Le gouvernement s'engage avec un Grenelle — Violences conjugales

Sophie Iborra a été choisie pour son parcours associatif

Sophie Iborra a été choisie pour son parcours associatif

Alors qu'une marche se déroulait hier à Paris contre les féminicides, qu'une jeune mère de famille de 32 ans a été poignardée à mort par son compagnon devant ses trois enfants dans la nuit de vendredi à samedi et qu'un homme a été mis en examen samedi dans la Marne après avoir mortellement percuté sa compagne à Thil dans la Marne, le gouvernement a enfin réagi an annonçant, par la voix de Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, le lancement d'un Grenelle des violences conjugales.

Dans ce message, Emmanuel Macron s'engage ensuite à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre les féminicides. Et le soir-même, le président de la République, s'est exprimé sur Facebook. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", affirme-t-il.

"Mesdames, la République n'a pas su vous protéger." .

La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a reconnu sur BFMTV que l'État ne faisait "pas assez, et surtout pas assez vite", et rappelé avoir lancé une mission d'inspection pour détecter d'éventuelles défaillances dans les dossiers classés. Il s'agit d'un téléphone portable disposant d'une touche dédiée, permettant à la victime d'être géolocalisée et de joindre, en cas de grave danger, un service de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24.

La ministre s'est aussi engagée à multiplier les ordonnances de protection et à étendre l'usage du bracelet électronique anti-rapprochement, qui permet à la femme menacée de savoir quand le conjoint se rapproche d'elle.

Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes, s'est ainsi exprimée dans le Journal du Dimanche. "Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise-t-elle. "Le décalage entre la mobilisation inédite de la société contre les féminicides et les réponses apportées est flagrant", estime ce collectif dans un communiqué intitulé "Monsieur le président, les violences ne prennent pas de vacances". Après l'annonce, dimanche, d'un "Grenelle des violences conjugales" à partir du 3 septembre, Mme Schiappa a indiqué qu'elle recevrait mardi "toutes les associations" qui y participeront, avant une rencontre avec les préfets jeudi au ministère de l'Intérieur. "[.] Nous n'avons pas le temps d'attendre". Une marche s'est également tenue à Paris ce samedi contre les violences faites aux femmes. Pour la formation des policiers et des magistrats, pour ouvrir des centres d'hébergement spécialisés dans l'accueil des femmes victimes de violences...

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