Bourse de Paris. En baisse à l’ouverture (-0,16 %)

LES BOURSES EUROPÉENNES SANS GRAND CHANGEMENT À MI-SÉANCE

LES BOURSES EUROPÉENNES SANS GRAND CHANGEMENT À MI-SÉANCE

La Bourse de Tokyo a fini sur une note indécise et l'indice SSE composite de la Bourse de Shanghai a perdu 0,2%, les investisseurs asiatiques s'interrogeant eux aussi sur les annonces que fera la Fed. Le prochain rendez-vous monétaire est le 31 juillet et l'essentiel des acteurs financiers misent sur une baisse des taux.

Les valeurs bancaires regroupées au sein d'un sous-indice du S&P 500 étaient relativement stables, prenant en moyenne 0,10%.

"Dire que le marché est en mode d'attente avant l'audition de Powell mercredi serait un euphémisme", commente Ian Lyngen, responsable de la stratégie taux chez BMO Capital Markets. Jeudi, il renouvellera l'exercice au Sénat. "Mais nous pensons aussi qu'il soulignera la vigueur sous-jacente de l'économie américaine".

Les répercussionss de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine sur le bénéfice des entreprises restent une préoccupation majeure des marchés. Seuls résistent quelques compartiments défensifs comme les services aux collectivités ('utilities') (+0,46%).

L'évolution du marché obligataire profite au contraire au compartiment bancaire, qui s'adjuge 0,93%.

Le repli sectoriel le plus marqué est logiquement pour l'indice Stoxx de la chimie, qui perd 1,58%.

A noter aussi, la hausse de 1,61% d'Airbus au lendemain de ses chiffres semestriels de livraisons, qui le placent devant Boeing pour la première fois depuis huit ans.

Les commentaires du patron de la Fed seront à cet égard scrutés par le marché ainsi que par le président américain Donald Trump, farouche défenseur des taux bas, qui n'hésite pas à publiquement critiquer le patron de la banque centrale.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l'euro reculait de 0,04% face au dollar, à 1,1209 dollar.

La devise américaine pourrait s'apprécier si les déclarations de Jerome Powell sont perçues comme globalement neutres ou plus "faucon" qu'anticipé, expliquent des analystes.

L'euro est lui aussi à l'équilibre, autour de 1,1215.

La livre sterling, toujours pénalisée par les incertitudes sur le Brexit, regagne un peu de terrain après être tombée mardi à son plus bas niveau contre le dollar depuis avril 2017.

Le Brent s'échange à plus de 65,50 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) au-dessus de 59 dollars.

Les cours du brut sont en hausse de plus de 2% après la publication mardi soir des chiffres hebdomadaires de l'American Petroleum Institute (API) sur les stocks aux Etats-Unis, qui montrent une baisse plus marquée qu'attendu des réserves de brut, et l'annonce de l'évacuation de plusieurs plates-formes dans le golfe du Mexique à l'approche d'une perturbation tropicale susceptible de se transformer en ouragan.

Le marché attend à 14h30 GMT les statistiques hebdomadaires de l'Energy Information Administration (EIA).

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