Maduro "optimiste" après la reprise du dialogue avec l'opposition — Venezuela

Venezuela: Guaido exhorte ses partisans à

«Parvenir à un accord» ou «ne pas se rendre» : Maduro et Guaido s'adressent aux Vénézuéliens

Ces nouveaux pourparlers sont les troisièmes depuis le mois de mai et doivent servir trois objectifs selon Juan Guaido, à savoir le départ de Nicolas Maduro de la présidence qu'il occupe depuis 2013, un "gouvernement de transition ", puis des " élections libres avec observateurs internationaux ".

Mais s'ils étaient quelques milliers à manifester contre le "dictateur" Nicolas Maduro vendredi, ils étaient bien plus nombreux dans les rues de la capitale en début d'année à soutenir Juan Guaido, juste après que celui-ci se soit autoproclamé président par intérim.

"Les parties prenantes se retrouveront cette semaine à la Barbade pour avancer dans la recherche d'une solution constitutionnelle pour le pays", a déclaré le ministère norvégien des Affaires étrangères. Deux rounds de pourparlers ont eu lieu en mai à Oslo entre les délégués de l'opposition et ceux du camp présidentiel, sans résultat tangible.

Mais cette semaine, il a exclu tout nouveau dialogue après le décès du capitaine de corvette Rafael Acosta Arevalo, un soldat mort en détention "après avoir été torturé" sur ordre de la "dictature meurtrière". En particulier, "la nouvelle tentative de coup d'État " mais aussi la fuite spectaculaire d'un des plus importants prisonniers politiques du régime, l'ancien commissaire de police et agent de renseignement Iván Simonovis, une fuite rocambolesque digne d'un roman d'espionnage, depuis sa maison où il était assigné à résidence, avec maintes complicités militaires pour pouvoir gagner les États-Unis!

De son côté, Nicolas Maduro a affirmé à plusieurs reprises que le dialogue " continuerait " avec l'opposition. Lors d'un discours à l'occasion de la Fête nationale, le chef de l'Etat a assuré samedi vouloir "la paix au Venezuela" par le "dialogue".

Nicolas Maduro qualifie, lui, l'opposition de "putschiste", surtout depuis l'appel au soulèvement lancé, en vain, par Juan Guaido le 30 avril.

Dimanche, il a ainsi affirmé que les députés de l'opposition, qui contrôle le Parlement unicaméral, allaient bientôt "approuver" le retour du Venezuela dans le Traité interaméricain d'assistance réciproque (Tiar), un accord de défense datant de la Guerre froide, dont Caracas s'est retiré en 2012.

Au plan international, le président vénézuélien fait face à une salve de critiques cinglantes en raison de la situation des droits de l'homme dans le pays.

Certains députés de l'opposition jugent que cette mesure permettra de border légalement une intervention militaire étrangère destinée à renverser M. Maduro.

A la crise politique que vit le Venezuela s'ajoute la pire crise économique de l'histoire récente du pays. L'hyperinflation devrait atteindre les 10 000 000 % en 2019, d'après le FMI. Les pénuries de médicaments et d'essence se multiplient et un quart de la population a besoin d'une aide humanitaire d'urgence, d'après l'ONU.

Mais il a aussi appelé l'armée, clef de voûte du système politique vénézuélien, à se placer à "l'avant-garde morale, spirituelle, idéologique, physique et matérielle", en disant son "attachement à la famille militaire".

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