" Gilets jaunes " : pas de progression des défaillances d'entreprises

Le mouvement des gilets jaunes a impacté durement certains commerces de centres-villes mais pas autant qu'on

Le mouvement des gilets jaunes a impacté durement certains commerces de centres-villes mais pas autant qu'on

Finalement, les chiffres des défaillances d'entreprises communiquées par la société Altares pour le deuxième trimestre, montrent une réalité beaucoup moins noire.

Dans le détail, 209 procédures de sauvegarde ont été engagées, soit une baisse de 11,8%. Six mois après, les entreprises n'ont pas connu le marasme qu'on annonçait. Pour Thierry Millon, " les manifestations des " gilets jaunes " ont mis à genoux des commerçants et artisans déjà fragilisés depuis des mois. En revanche, les entreprises de plus grande taille, grosses PME ou ETI, dérapent fortement (+ 62,5 % des défaillances et un doublement des redressements judiciaires), ce qui reste un motif d'inquiétude. Mais le secteur du transport et de la logistique s'est à nouveau installé "dans le rouge" ("6,4%), tandis que le secteur de l'élevage a connu une évolution préoccupante ("17,2%)".

L'impact économique du mouvement a-t-il été surévalué? Ces dernières semaines, plusieurs indicateurs macroéconomiques, dont les chiffres de croissance et d'attractivité, ont montré que les manifestations avaient eu moins d'effet que redouté.

A l'issue d'un diagnostic réalisé sur l'ensemble des sous-traitants de la filière diesel, il est apparu que 54 sites présentaient un "vrai risque" et pourraient se retrouver "potentiellement en difficulté sérieuse" du fait de leur spécialisation qui rend leur diversification compliquée, a expliqué le directeur général des entreprises, Thomas Courbe, à l'occasion d'un point presse de présentation du rapport annuel de la DGE.

Le mouvement des Gilets Jaunes n'a pas entraîné d'augmentation des défaillances d'entreprises dans les secteurs du commerce et de l'artisanat, les plus affectés par les perturbations, selon les observations de la Direction générale des entreprises (DGE).

Le plan de soutien mis en place par le gouvernement fin novembre 2018, qui avait été prolongé jusqu'à fin juin, reposait notamment sur un report des échéances sociales et fiscales, voire des exonérations fiscales pour les entreprises les plus touchées - une première.

En 2013, 67 % des voitures immatriculées en France étaient équipées de moteurs diesel, contre seulement 35 % ces derniers mois. Pas forcément, selon un récent rapport sénatorial, qui n'a pas écarté une hausse critique du nombre de défaillances durant le second semestre 2019. Mais selon lui, "les conditions de business s'améliorent".

Dernières nouvelles