Des affrontements entre régime et jihadistes — Syrie

Des Syriens inspectent les

Voir les

Les combats se poursuivent depuis mercredi soir aux abords de la région d'Idleb, dirigée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, notamment dans le nord de la province de Hama.

Plus de 590 civils y ont été tués depuis fin avril dans des bombardements russes ou syriens, et 45 en raison de tirs rebelles ou jihadistes, selon l'OSDH.

Depuis fin avril, le régime syrien et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la province d'Idleb et ses environs où des groupes jihadistes et d'autres factions rebelles sont présentes.

Jeudi dans la province de Hama, des raids russes ont encore tué un civil dans le village de Latamneh, tandis qu'une femme est morte des suites des tirs rebelles contre la localité de Karnaz, selon l'OSDH.

L'aviation syrienne a continué en parallèle à pilonner vendredi la région d'Idleb, tuant quatre civils, dont deux à Maaret al-Nomane, et blessant 37 personnes, d'après la même source.

Huit civils ont été tués et 35 autres blessés, vendredi matin, dans un raid mené par les avions du Régime syrien contre la zone de désescalade d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie.

" C'est la première fois que des raids touchent le centre d'Idleb après avoir été confinés jusqu'ici à sa banlieue", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Naji Moustafa, porte-parole du Front de libération nationale, allié des jihadistes, a pour sa part indiqué que cette colline était "stratégique du fait qu'elle surplombe (.) les voies de ravitaillement des forces ennemies".

Le regain de violence intervient malgré un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles, visant à éviter une offensive d'envergure des forces loyales de Damas.

L'ONU, qui craint une catastrophe humanitaire, compte quelque 330.000 personnes qui ont fui les combats. Il a accusé les combattants "kurdes d'être derrière l'attentat".

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà fait plus de 370.000 morts.

Dernières nouvelles