Des "gilets noirs" occupent le Panthéon

Des sans-papiers manifestent devant le Panthéon le 12 juillet 2019 à Paris

Des sans-papiers manifestent devant le Panthéon le 12 juillet 2019 à Paris1/2

"Nous sommes nassés par des dizaines de CRS, le casque à la main". "L'ambiance est bon enfant, a-t-elle indiqué à l'AFP, précisant que "les touristes (avaient) été évacués".

"Plusieurs centaines de personnes se sont introduites en toute illégalité au sein du Panthéon. Mon grand-père est mort pour la France, comme beaucoup ici, mais la France ne fait rien pour nous", avait aussi lancé un "gilet noir" au microphone, coupé par des "gilets noirs, gilets noirs" scandés devant des salariés interloqués par la scène. "Pour le moment, on n'a pas encore de rendez-vous avec le premier ministre, explique au Figaro Jean-Claude Amara, porte-parole du collectif Droits devant!".

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"Qu'est-ce qu'on veut? Des papiers!"

". Dans une lettre adressée au premier ministre, les collectifs de sans-papiers s'indignent également de la "loi pour une immigration maîtrisée" de septembre 2018, et de la circulaire adressée aux préfets le 31 décembre, demandant de garantir "une exécution effective des décisions d'éloignement".

Dans un communiqué diffusé en début d'après-midi, ils se présentaient comme "des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française" et demandaient "papiers et logements pour toutes et tous".

"Le Panthéon est un signe des grands hommes". Il n'y a pas eu de régularisation exceptionnelle depuis la prise de pouvoir de Mitterrand (en 1981). "On se bat contre l'esclavage du troisième millénaire", a-t-il expliqué. Le quotidien rappelle par ailleurs que les " gilets noirs " mènent régulièrement des actions en soutien au sans-papiers.

En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour "dénoncer son business" réalisé avec des sans-papiers "non déclarés". Ils ont ainsi occupé plusieurs lieux emblématiques comme l'aéroport de Roissy en mai dernier.

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