Médias: L'Iran a tenté de saisir un pétrolier britannique dans le Golfe

Pétrole: Londres va “mesurer les conséquences” de la saisie des pétroliers iraniens avertit Téhéran

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Le Royaume-Uni a annoncé vendredi le déploiement d'un deuxième navire de guerre dans le Golfe, deux jours après un incident avec la marine iranienne qui avait tenté, selon Londres, d'empêcher le passage d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz.

L'Iran a immédiatement nié toute confrontation avec un quelconque navire.

La police de Gibraltar avait également procédé, jeudi, à l'arrestation du capitaine du pétrolier et d'un officier à bord du navire.

"Le HMS Montrose a été contraint de se positionner entre les navires iraniens et le British Heritage et de lancer des avertissements verbaux aux navires iraniens, qui ont ensuite fait demi-tour", a ajouté ce porte-parole.

Refusant de commenter les événements, BP a remercié la Royal Navy "pour son soutien". Nos sources signalent que les cinq bateaux de la Garde révolutionnaire iranienne se trouvaient peut-être à proximité, prêts à tendre une embuscade au pétrolier britannique quand il a quitté les eaux saoudiennes.

Le pétrolier iranien arraisonné la semaine dernière au large de Gibraltar et soupçonné de faire route vers la Syrie, en violation des sanctions, contient 2,1 millions de barils de brut soit sa capacité maximale, a indiqué vendredi 12 juillet 2019, le chef du gouvernement du territoire britannique. Washington et Londres "regretteront amèrement" la saisie de ce pétrolier, a aussi prévenu jeudi un haut responsable des Gardiens de la révolution.

L'enquête se poursuit, tandis que le navire est toujours retenu, a tweeté la police de cette enclave britannique de la pointe sud de l'Espagne.

Les autorités de Gibraltar soupçonnent le pétrolier intercepté d'avoir transgressé les sanctions américaines et européennes sur les importations syriennes de pétrole.

L'Iran a dénoncé un " acte de piraterie ".

Le président Trump s'est retiré de l'accord international nucléaire iranien signé en 2015, accusant Téhéran de déstabiliser la région.

L'Iran a rejeté ces allégations, "sans valeur" selon le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, cité par l'agence de presse semi-officielle Fars.

Le gouvernement britannique a dit "surveiller en permanence la situation en matière de sécurité et rester déterminé à maintenir la liberté de navigation conformément au droit international", par la voix d'un porte-parole.

Les cours du pétrole sont au plus haut depuis fin mai alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz.

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