Macron: "on peut discuter du FCfa sans tabou ni totem"

La diaspora gabonaise grande absente des échanges avec Emmanuel Macron

« Pas de tabou » sur le franc CFA, assure Macron — La Libre Afrique

Il s'agissait des africains résidant en France, des binationaux et des Français d'origine africaine, dont quelques célébrités telles l'ex-footballeur Lilian Thuram, le rappeur Abd al Malik, l'animatrice Hapsatou Sy, le créateur de mode Youssouf Fofana et le meilleur sommelier de France, le Franco-Congolais Albert Malongo Ngimbi.

Le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi que le sujet de l'avenir du franc CFA pouvait être discuté "de manière apaisée" et "sans tabou", alors que les pays d'Afrique de l'Ouest ont confirmé leur intention de se doter d'une monnaie commune dès 2020. "Notre principale tâche, c'est de transformer notre continent", a lancé le président ghanéen à l'assemblée. "Il faut impliquer la diaspora dans le développement du continent, seuls les Africains peuvent y arriver, il n'y a pas de père Noël qui va le faire à notre place".

C'est accompagné du président ghanéen Nana Akufo-Addo, qu'Emmanuel Macron s'est adressé, jeudi 11 juillet, aux membres des diasporas africaines, reçues pour l'occasion à l'Élysée.

Le chef de l'Etat ghanéen participait le 11 juillet 2019 au dialogue initié avec les diasporas africaines par son homologue français Emmanuel Macron. C'est la première fois que la diaspora est à l'Elysée. "Au quotidien, on n'est pas vraiment Français en France, ni vraiment Africain en Afrique. Une Afrique qui réussit élève le statut de tous les citoyens du monde d'origine africaine et améliore la façon dont vous êtes perçus, dont on vous regarde", a conclu le président ghanéen.

A l'issue d'un entretien en tête-à-tête, les deux chefs d'Etat se sont prêtés à un débat "à bâtons rompus" avec quelque 400 représentants des diasporas africaines de France, dans la Salle des fêtes du palais de l'Elysée.

Pour faire passer ce message, le président veut s'appuyer sur les diasporas, "le public le plus sensible à cette vision plus ouverte de l'Afrique" et qui peut "aider à accélérer la transformation des relations franco-africaines". "Donc je considère et j'assume totalement de dire il est normal de faire payer pour les étudiants extra-communautaires un montant qui est modique et qui reste extraordinairement inférieur à beaucoup de nos comparables et de pays qui ont cette même politique d'attractivité", a-t-il affirmé.

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