14 juillet: Macron ouvre le défilé, des sifflets entendus

DIRECT | France: des troupes belges défilent à Paris pour la fête nationale française

14 juillet - France : Emmanuel Macron entame la revue des troupes, des sifflets entendus

Résultat, des Gilets jaunes violentés et réprimés pour avoir le tort de manifester et d'exprimer une résistance à l'égard de la politique antisociale menée par le gouvernement, qui précarise de larges franges de la population, alors que François de Rugy, qui se permet d'organiser des dîners fastueux, ou de rénover son appartement et son dressing sur le dos du contribuable, se pavane avec son ami Macron et les autres ministres en toute tranquillité.

Le traditionnel défilé français du 14 juillet sera placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne, un des grands chevaux de bataille d'Emmanuel Macron qui présidera les festivités en présence de plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel et Theresa May. Ce nouveau coup de projecteur montre que la contestation couve toujours, même si les manifestants sont désormais réduits à un petit cercle. Selon la figure des Gilets jaunes, il a également reçu une amende de 135 euros. Son avocat, Arié Halimi, a dénoncé sur franceinfo une "violation de liberté individuelle" et annoncé son intention de "déposer plainte pour violation de liberté individuelle".

Au total, 180 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police de Paris.

Lors de la 34e journée de mobilisation, la semaine précédente, la mobilisation des "gilets jaunes" avait été limitée en France.

Soutenu par 75 000 personnes, l'un des appels lancés sur les réseaux sociaux soulignait notamment que la "fête nationale est historiquement la commémoration de la victoire du peuple face à la royauté".

Cette dernière indique à actu Paris qu'en marge du défilé, 152 personnes ont été interpellées.

Parmi elles, deux figures du mouvement des " gilets jaunes ", Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont été placées en garde à vue pour " organisation d'une manifestation illicite ", après leur interpellation aux abords des Champs-Elysées, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Certains ont toutefois bravé ces consignes, eu égard à l'importance de l'événement. "Ce matin, on est venus assister au défilé car on est citoyens. On nous a tellement privés de Champs, c'est important d'être de retour", a par exemple déclaré à l'AFP Cid, 33 ans. L'exceptionnel dispositif n'a pas empêché quelques centaines de gilets jaunes de se joindre à la foule des badauds, avec non des gilets mais des ballons jaunes. Une cérémonie marquée par des sifflets de la part de Gilets jaunes présents lors de la descente de l'avenue parisienne du président.

Dernières nouvelles