Von der Leyen plaide sa cause devant le Parlement européen

Charles Michel et Ursula von der Leyen

Charles Michel et Ursula von der Leyen

Les députés européens doivent en effet décider de donner ou non leur aval à la nomination des 28 capitales, et pour Ursula von der Leyen rien n'est acquis d'avance.

L'Allemande Ursula von der Leyen, candidate pour la présidence de la Commission européenne, s'est dite mercredi prête à accorder plus de temps au Royaume-Uni pour sa sortie de l'UE si Londres le demande, au cours de son audition par le groupe des Verts au Parlement européen. Le vote débutera dans l'hémicycle de l'institution à Strasbourg à 18 heures et son résultat devrait être annoncé aux alentours de 19h30/20h.

Cette proche de la chancelière Angela Merkel, désignée le 2 juillet dernier par les dirigeants européens lors d'un sommet de trois jours à Bruxelles, aobtenu 383 voix dans un vote à bulletins secrets (elle devait recueillir une majorité absolue de 374 voix).

Mme von der Leyen a ensuite répondu aux questions des libéro-centristes de Renew Europe, qui comprend les élus français macronistes, une audition intégralement diffusée sur internet, comme celle des Verts (74 élus) ensuite. Ceci ne dépend toutefois pas totalement d'elle puisque ce sont les Etats membres qui désignent eux-mêmes leur commissaire.

"Sur le dossier ultrasensible de l'immigration, elle a plaidé pour renforcer plus rapidement l'agence européenne de garde-frontières et garde-côtes Frontex". Elle avait auparavant défendu l'accord de retrait négocié entre les 27 et Theresa May mais que le Parlement britannique a rejeté à trois reprises. "Il faut que cela soit bien plus tôt", a-t-elle dit. Ursula von der Leyen devra donc séduire au-delà de la droite et des libéraux, notamment chez les socialistes, deuxième groupe parlementaire.

Sur le plan économique, la candidate s'est déclaré favorable à l'instauration d'un salaire minimum garanti pour tous les travailleurs de l'Union européenne, et défend un système de prestations chômage pour ceux qui perdent leur emploi.

Les 27 et le Parlement européen refusent catégoriquement de le renégocier.

Sur la question du Brexit, Ursula von der Leyen a souhaité que les Britanniques y renoncent mais, que dans le cas contraire, le divorce n'entrave pas la coopération future entre le bloc et le Royaume-Uni.

Dernières nouvelles