Affaire Rugy : faut-il plus de transparence dans la vie politique ?

Affaires Rugy: Macron ne veut pas d’une République de la délation

Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Belgrade en Serbie le 15 juilletPlus

Et à espérer que la nouvelle ministre nommée mardi soir - Elisabeth Borne - soit à la hauteur d'une Transition écologique érigée comme la priorité de la seconde partie du quinquennat. "Je prends acte de la démission de François de Rugy du Gouvernement. Si l'engagement politique apporte des satisfactions, il charrie aussi des difficultés, des douleurs même parfois, pour celui ou celle qui s'engage évidemment" et pour "l'entourage familial, ma femme et mes enfants, malmenés", a par ailleurs souligné François de Rugy, au coeur d'une polémique depuis dix jours pour, notamment, des "dîners fastueux" organisés à l'Assemblée nationale, comme l'a révélé Mediapart. Du fait de cette nomination éclair, l'ancienne directrice du cabinet de Ségolène Royal se retrouve avec un double portefeuille.

Avec les enjeux politiques majeurs qu'incarne la question écologique, a fortiori depuis la montée des Verts aux européennes, "le président a souhaité que cela aille extrêmement vite", a affirmé une source proche du gouvernement citée par l'AFP. Une nomination bâclée pour certains défenseurs de l'environnement, à l'image de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui compare le ministère de la transition écologique à un " siège éjectable ".

François Ruffin, député LFI, ne lui fait pas confiance non plus pour faire prévaloir l'écologie sur l'économie. En l'occurrence, mettre le ministère de la Transition écologique et solidaire en ministère d'État avec Nicolas Hulot à sa tête avait été perçu comme un choix fort du gouvernement Édouard Philippe 1. "Une ministre des Transports qui a accompagné le déclin des petites lignes et la réduction du fret ferroviaire (et pas uniquement Rungis-Perpignan)". Selon Ouest-FranceetMediapart, l'ancien ministre de la Transition aurait usé et abusé des voitures avec chauffeurs mises à sa disposition en tant que président de l'Assemblée puis ministre.

L'exécutif veut surtout tourner au plus vite la page d'une affaire de Rugy qui depuis une semaine alimente des soupçons au sein d'un gouvernement qui entend défendre "l'exemplarité". Elle succède à François de Rugy, contraint de démissionner, après les multiples révélations sur ses dépenses.

Il a dénoncé un "lynchage médiatique" et a dit avoir porté plainte contre Médiapart.

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