Sida : baisse de la mortalité d'un tiers depuis 2010

Une femme se fait faire un test HIV dans un hôpital à Mogadishio en Somalie en décembre 2018

Une femme se fait faire un test HIV dans un hôpital à Mogadishio en Somalie en décembre 20181/4

En 2018, 770 000 personnes dans le monde sont mortes de maladies liées au sida, selon le rapport annuel de l'Onusida. Pour l'année 2020, il manque 7 milliards de dollars pour atteindre les 26 milliards nécessaires.

Le nombre de nouvelles infections, lui, est stable par rapport aux années précédentes (1,7 million). Dans son Rapport mondial, l'ONUSIDA présente une situation peu reluisante. Les nouvelles infections au VIH sont également en baisse.

Désormais, plus de la moitié des nouvelles contaminations par le VIH dans le monde (54 %) surviennent au sein des "populations clés" (c'est-à-dire les consommateurs de drogues injectables, les homosexuels, les transgenres, les personnes faisant commerce du sexe et prisonniers) et leurs partenaires sexuels. Ainsi, en Europe de l'est et dans le centre de l'Asie, le nombre d'infections a augmenté de 29 % depuis 2010. " Dans plus de la moitié des pays qui ont publié leurs statistiques, moins de 50 % des populations clés ont eu accès à des services combinés de prévention du VIH, ce qui montre bien que ces populations sont toujours marginalisées et laissées pour compte dans la riposte au VIH", détaille le rapport. Ce nombre a baissé de 16 % entre 2010 et 2018, alors qu'on envisageait initialement 75 %. Si des progrès notables ont été réalisés en Afrique du sud et de l'est, où réside plus de la moitié de la population infectée, des hausses spectaculaires ont été constatées ailleurs dans le monde.

"Pour la première fois depuis 2000, les ressources disponibles pour la lutte globale contre le sida ont décliné", s'alarme Gunilla Carlsson, qui assure l'intérim à la tête de l'Onusida après le départ du Malien Michel Sidibé. Ils sont en partie dus à une amélioration de la lutte en Afrique australe et en Afrique de l'Est, régions historiquement les plus touchées par le VIH Sida.

Des ressources disponibles pour la lutte contre le VIH sont en recul d'un milliard de dollars. "Les bailleurs de fonds ont moins déboursé et les investissements nationaux n'ont pas augmenté suffisamment pour compenser l'inflation", explique le rapport.

L'agence onusienne s'inquiète en outre de la baisse des financements: en 2018, 19 milliards de dollars étaient consacrés à des programmes de lutte contre la maladie dans les pays à faible et moyen revenu. Pour atteindre les objectifs fixés de 90% sur ces trois critères à l'horizon 2020, il reste donc encore beaucoup de travail.

En 2018, seuls 79 % des personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut sérologique, 78 % des personnes se sachant séropositives avaient accès à un traitement et chez 86 % des séropositifs ayant eu accès à un traitement, la charge virale a été supprimée.

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