Le cerveau connecté de Neuralink testé dès l'an prochain, selon Musk

Elon Musk durant la convention E3 gaming le 13 juin 2019 à Los Angeles. 

Elon Musk durant la convention E3 gaming le 13 juin 2019 à Los Angeles

Nous en sommes encore loin.

La technologie sera testée sur des cerveaux humains avant la fin de l'année 2020. Elles doivent être délivrées par la Food and Drugs Administration, organisme chargé de la régulation des dispositifs médicaux outre-Atlantique.

Ce mercredi matin, avec près d'une heure de retard, Elon Musk a pris la parole pour lancer la présentation des avancées de Neuralink.

"Nous pouvons réaliser une interface cerveau-machine complète", s'est félicité Musk, lors d'une manifestation high tech à San Francisco où le milliardaire et les membres de l'équipe de Neuralink ont présenté un état de leurs recherches. "Nous avons également construit un robot neurochirurgien capable d'implanter six fils (192 électrodes) par minute", est-il indiqué dans le texte.

"Nous avons créé des réseaux de fils d'électrodes comptant jusqu'à 3.072 électrodes par réseau qui sont répartis sur 96 fils". Ils devront alors percer de minuscules trous dans la boîte crânienne des patients, ce qui occasionnerait des vibrations désagréables au travers du squelette humain. Cette opération pourrait être menée grâce à un rayon laser. Le tout restera malgré tout risqué puisqu'il faudra éviter les vaisseaux sanguins.

L'idée serait ensuite de capturer les informations contenues par les neurones et de les transmettre au boîtier, qui contiendrait une puce pour amplifier les signaux émis par vos neurones.

Une "mèche " composée de 1.024 de ces électrodes se fixe à une petite puce électronique, dont jusqu'à 10 pourront être incrustées sous la peau.

Lors d'une rencontre la veille qui s'est tenue avec quelques journalistes en l'absence d'Elon Musk, les dirigeants de Neuralink ont dévoilé une démonstration sur un rat dans leur laboratoire. A terme, l'interface imaginée par l'entreprise américaine prendra la forme d'un simple implant à placer sous la peau, l'implant étant lui-même relié au cerveau; un boitier externe situé derrière l'oreille permettra de communiquer - sans fil - les " commandes " récupérées par l'interface/implant avant de les transférer vers un ordinateur. Sur les 19 opérations réalisées, 87% ont été un succès.

Du côté des applications, Elon Musk promet en tout premier lieu de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Max Hodak, président et cofondateur de Neuralink, explique au New York Times que l'appareil pourrait un jour résoudre certains problèmes de santé des humains, comme aider les personnes amputées à retrouver leur mobilité, améliorer l'ouïe ou encore la vue. "Un singe a été capable de contrôler un ordinateur par le biais de sa pensée", a lancé Musk au terme de la séance de questions – réponses qui a suivi la présentation. Son entreprise a besoin de scientifiques pointus et il n'a pas caché que l'objectif principal de cette conférence de presse était de séduire des talents.

Si l'on compare ce qui a déjà été réalisé, notamment avec les capteurs, la technologie proposée par Neuralink serait dix fois plus performante; si l'on en croit les résultats obtenus lors des tests par des logiciels qui ont collecté, puis analysé l'activité cérébrale des animaux.

Les implants cérébraux ne sont pas une première.

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