Juncker envoie Boris Johnson sur les roses

Plusieurs véhicules s'entassent sur des convois

Brexit: voici les scénarios possibles après le rejet par l'UE des demandes de Boris Johnson

Boris Johnson n'a pas précisé quelles mesures il entendait proposer pour remplacer le "backstop" mais a appelé les Européens à réfléchir à leur refus de renégocier l'Accord de retrait de novembre qui a été rejeté à trois reprises par les députés britanniques.

Le président luxembourgeois de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réaffirmé jeudi à Boris Johnson que l'accord de divorce conclu avec le Royaume-Uni était le seul possible pour l'Union européenne, a indiqué sa porte-parole. "Si on veut lui forcer la main, il faut se préparer au no deal, montrer que l'on a pas peur", a assuré un responsable européen sous couvert de l'anonymat. "Le président Juncker s'est entretenu au téléphone avec le Premier ministre Boris Johnson et, après l'avoir écouté, lui a dit que l'accord de sortie est le meilleur et le seul possible pour l'Union européenne", a déclaré Mina Andreeva.

Le dirigeant conservateur a en particulier réclamé "l'abolition " du "filet de sécurité " irlandais, destiné à éviter le retour de contrôles à la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et sa voisine la République d'Irlande, agitant sinon la menace d'une sortie sans accord. Une "absence d'accord ne sera jamais le choix de l'UE, mais nous devons tous être prêts pour tous les scénarios".

Vendredi, le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, a accusé Boris Johnson de mettre "délibérément" le Royaume-Uni sur "la voie d'un choc frontal" avec l'UE, après une réunion avec le ministre chargé de l'Irlande du Nord Julian Smith. Le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a jugé cette demande totalement inacceptable. Ils se montrent en revanche ouverts à modifier la déclaration politique jointe à l'accord de retrait, qui jette les bases de la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit.

Outre une invitation "dans les toutes prochaines semaines", M. Macron a "félicité M. Johnson pour sa nomination" et "s'est réjoui de leur coopération sur les sujets bilatéraux, européens et internationaux".

Boris Johnson "a déclaré que si un accord doit être conclu, il faut éliminer le filet de sécurité".

L'ancien secrétaire au Foreign Office a promis dans la foulée que les "enfants et les petits-enfants britanniques vivront plus longtemps, plus heureux, en meilleure santé, et seront plus riches".

Sans grande surprise, Boris Johnson a remporté la course à la présidence du Parti conservateur britannique et, avec elle, le poste de Premier ministre.

Le chef du Labour, principal parti d'opposition, Jeremy Corbyn, a dénoncé un "gouvernement de droite dure " et prévenu que son parti s'opposerait à tout accord de Brexit qui ne protège pas l'emploi, les droits des travailleurs et l'environnement. Ainsi, l'ex-ministre des Finances Philip Hammond a annoncé qu'il était prêt à "tout " pour empêcher un Brexit sans accord.

"Comme le suggère son discours plutôt combatif, nous devons nous préparer à une situation où il donne la priorité à la planification du "no deal", en partie pour faire pression sur l'unité de l'UE27", a poursuivi Michel Barnier, donnant corps à l'éventualité d'un Brexit dur, encore inenvisageable il y a quelques mois.

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, lors d'une rencontre privée avec la reine Elizabeth, le 3 juillet 2019 à Edimbourg.

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