Une action collective de livreurs contre UBER EATS — Toulouse

Uber teste un abonnement combiné pour ses VTC Uber Eats ses vélos et trottinettes Jump

Une action collective de livreurs contre UBER EATS — Toulouse

"Depuis l'arrêt de Take Eat Easy du 28 novembre 2018 de la Cour de cassation et l'arrêt du 10 janvier 2019 de la Cour d'appel de Paris, les magistrats procèdent systématiquement à cette requalification et accordent des indemnités jusqu'à 65 000€ ", assurent encore les avocats qui estiment que chaque participant à l'action peut prétendre obtenir 10 000 euros minimum de réparation.

Une action collective a été lancée, ce mardi 23 juillet, depuis Toulouse contre la société Uber Eats pour "obtenir la requalification de la relation de travail de centaines de livreurs à vélo en contrat de travail et de leur offrir une indemnisation à laquelle ils ont légitimement droit" a indiqué l'avocat à l'origine de la procédure, Me Christophe Lèguevaques.

Celle-ci est portée par la plateforme MySMARTcab, gérée par l'avocat toulousain Christophe Léguevaques. Si on passe sous le seuil des 90% de satisfaction, UberEats a décidé de désactiver les comptes des livreurs et donc de rompre la relation de travail.

Pour la première fois en France, un avocat s'attaque au géant de la livraison de repas à domicile.

Car à Toulouse, comme partout ailleurs en France, les livreurs à vélo ou à scooter d'Uber Eats sont mal payés et ne bénéficient d'aucune protection sociale (Sécurité sociale, assurance-chômage, congés payés...). L'année dernière, pour une cinquantaine d'heures mensuelles, il était possible de gagner 700 euros. Aujourd'hui pour le même nombre d'heures, c'est 200 euros. Pour moi il faudrait réguler le nombre de livreurs. Les livreurs ne connaissent pas à l'avance le montant de la course qui varie avec la distance - en moyenne 4,50 euros pour Jules - ni l'adresse de livraison.

Après le 30 octobre, une négociation sera proposée à Uber Eats. Alors qu'il souhaite convaincre un minimum de 500 livreurs de se joindre au recours collectif avant le 30 octobre prochain, plusieurs dizaines de participants se seraient déjà déclarés.

Contacté par RT France, Christophe Lèguevaques explique s'être fixé avec sa consœur un seuil de 500 plaignants, car "cela n'aurait pas de sens s'ils n'étaient qu'une dizaine" et explique qu'il veut imposer "à Uber Eats et aux autres" de véritables contrats qui permettraient de meilleures conditions de travail et par exemple des élections professionnelles pour élire des représentants du personnel.

Nous ne fermerons pas la porte à une transaction mais si ça dure trop nous irons aux prud'hommes.

Obligation de livrer rapidement, disponibilité permanente sous peine d'être supprimé de la plateforme, impossibilité de fixer leurs prix, la pseudo liberté que propose Uber Eats à ses livreurs relève du leurre.

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