La Bourse de Paris retient son souffle avant la Fed ("0,18%)"

Les Bourses en Europe attendent la Fed dans le désordre

La Bourse de Paris ouvre en recul de 0,32% à 5.500,91 points

La Bourse de Paris campait sur ses positions (+0,01%) jeudi matin, le temps de digérer la décision de la Fed la veille, fraîchement accueillie par Wall Street qui aurait souhaité un discours plus accommodant de la Banque centrale américaine.

À 9 h 27, l'indice CAC 40 prenait 0,38 point à 5 519,28 points.

Dans une série de tweets écrits à la veille d'une réunion de politique monétaire dont il est considéré comme acquis qu'elle débouchera sur une baisse de taux, Trump accuse la Fed d'être trop prudente par comparaison avec ses homologues de Chine et d'Europe.

Le marché automobile français a baissé, lui, de 1,8% sur un an en juillet, malgré un jour ouvré de plus que l'an dernier, et s'inscrit aussi en recul de 1,8% sur les sept premiers mois de l'année.

La Banque centrale américaine, sous la pression constante de Donald Trump pour stimuler l'économie, a en effet réduit ses taux d'intérêt pour la première fois en 11 ans mercredi, mais a eu du mal à justifier ce retour à une politique accommodante alors que l'économie américaine se porte bien.

Côté allemand, le moral des consommateurs devrait de son côté s'assombrir en août pour le troisième mois d'affilée, selon le baromètre de l'institut Gfk, tandis que les prix à la consommation sont légèrement remontés en juillet.

Enfin, la Banque d'Angleterre (BoE) a maintenu à l'unanimité, comme attendu, son taux directeur à 0,75% mais a abaissé sa prévision de croissance à 1,3% pour 2019 et 2020.

Vinci gagnait 3,29% à 92,96 euros, à la faveur d'une hausse supérieure aux attentes de ses revenus et de son bénéfice net semestriels, portés par l'acquisition de multiples aéroports et par une activité toujours solide.

Dans son sillage, l'ensemble du secteur bancaire était bien orienté, à l'instar de BNP Paribas (+1,19% à 42,68 euros), Crédit Agricole (+0,93% à 10,88 euros) et Natixis (+1,18% à 3,69 euros).

Du côté des indicateurs, la croissance en zone euro a ralenti au deuxième trimestre, tout comme l'inflation en juillet, confirmant l'atonie de l'économie malgré le recul du chômage.

ArcelorMittal montait de 1,61% à 14,75 euros alors que le géant mondial de l'acier a enregistré une perte nette de 447 millions de dollars au deuxième trimestre, pénalisé par des dépréciations d'actifs et par une rentabilité en baisse dans les activités acier dans un contexte de marché "très difficile".

L'Oréal (-2,18% à 242 euros), à l'inverse, a été pénalisé par un bénéfice semestriel freiné par des éléments exceptionnels, malgré des ventes dynamiques. Le groupe a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net de 176 millions d'euros, en baisse de 19,6% sur un an, pénalisé notamment par des charges de restructuration, tandis que ses ventes s'établissaient quasiment à l'équilibre.

Veolia se repliait en revanche de 3,15% à 22,13 euros.

Manitou a dévissé de 15,28% à 21,35 euros, les investisseurs s'inquiétant du recul des prises de commandes qui fait écho à un environnement global compliqué, malgré un bénéfice net en hausse de 47% au premier semestre et la confirmation de ses objectifs.

M6 a été soutenu (+2,28% à 15,70 euros) par un bénéfice net qui s'est envolé au premier semestre et par un chiffre d'affaires également en progression, ressorti au-dessus des attentes. Il a également annoncé avoir cédé pour 1,25 milliard de dollars ses réseaux de chaleur et de froid aux Etats-Unis.

Accor perdait 1,49% à 39,70 euros en dépit d'un bénéfice net de 141 millions d'euros au premier semestre, contre 2,18 milliards d'euros un an plus tôt, ce qui était dû à la plus-value exceptionnelle liée à la cession de son pôle immobilier AccorInvest.

Korian: le numéro un européen des maisons de retraite a réitéré mercredi ses objectifs pour 2019 après avoir publié de bons résultats pour la première moitié de l'année.

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