Wall Street affectée par les décisions et commentaires de la Fed

Wall Street's bull statue

Les bourses US plient face au conflit commercial sino-américain

Les taux sont réduits d'un quart de point de pourcentage pour s'établir dans la fourchette de 2% à 2,25%, indique le communiqué du Comité monétaire. "Nous ne prenons jamais en compte les considérations politiques". Cette baisse de taux est un " ajustement monétaire de milieu de cycle " et ne marque nullement le début d'un nouveau cycle d'assouplissement, a tenu à préciser Jerome Powell. A Wall Street, le Dow Jones a perdu jusqu'à près de 500 points en séance, les investisseurs affichant leur déception quant à des baisses ultérieures.

M. Powell a toutefois semé quelque peu la confusion en soulignant ensuite que d'autres réductions n'étaient pas exclues, ce qui a conduit les indices à limiter leurs pertes. "Les perspectives sont aussi bonnes", a-t-il assuré suscitant alors plusieurs questions de journalistes sur les raisons qui ont poussé la Fed à baisser les taux, une mesure destinée en général à juguler un ralentissement économique.

Washington et Pékin ont repris leurs pourparlers mais le président américain Donald Trump a certes dit qu'ils se déroulaient bien mais il a aussi mis en garde la Chine contre la tentation d'attendre le résultat de l'élection présidentielle américaine de novembre 2020 pour conclure un accord commercial avec les Etats-Unis. Il force donc pour imposer des taux bas qui favoriseraient à court terme le consommateur, doperaient la croissance et diminueraient le coût de la dette.

Tout en défendant son indépendance, la Fed agit finalement dans le sens de ce que n'a cessé de réclamer le président Trump.

"L'escalade des tarifs douaniers (.) va accentuer la pression sur la Fed pour qu'elle cède aux pressions politiques et à celle des marchés, qui se sont toutes deux intensifiées après la communication brouillonne de la plus puissante banque centrale du monde hier", ajoute Mohamed El-Erian, principal conseiller économique d'Allianz à Newport Beach (Californie).

Les promesses de vente dans l'immobilier ancien aux Etats-Unis ont augmenté bien plus qu'attendu en juin, peut-être aidées par la baisse des taux hypothécaires, selon l'enquête mensuelle de la Fédération nationale des agents immobiliers (National Association of Realtors, NAR).

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a, une fois de plus, déçu les marchés, mercredi soir. L'indice du dollar a atteint un pic de plus de deux ans, avec un gain de 0,5% environ sur la journée.

Wall Street a terminé en forte baisse mercredi 31 juillet, plombée par des commentaires du patron de la banque centrale américaine écartant l'idée d'une nouvelle baisse automatique des taux d'intérêt d'ici la fin de l'année après celle intervenue mercredi 31 juillet.

Le geste de la banque centrale n'a pas satisfait non plus le président américainDonald Trump, qui avait plaidé pour une baisse d'une toute autre ampleur.

Vers 08H55 GMT (10H55 à Paris), l'euro perdait 0,27% face au dollar pour s'échanger à 1,1046 dollar.

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