Incendies : le pilote d’un bombardier d’eau se tue dans le Gard

Sur le terrain à la recherche d'indices

Sur le terrain à la recherche d'indices. DR

Le président de la Fédération nationale des Sapeurs-Pompiers de France a témoigné vendredi sur franceinfo de son admiration envers ces "gardiens du ciel", après la mort d'un pilote de bombardier d'eau dans le Gard. La chute du Tracker 22 de la sécurité civile et de son pilote, vendredi à 17 h 20, alors qu'il luttait contre les flammes, est-elle due à un problème mécanique, une erreur humaine? Au total près de 450 hectares ont été brûlés entre hier et cette nuit.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a adressé sur Twitter ses pensées "à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure".

L'appareil, un Tracker, le plus petit modèle des bombardiers d'eau, d'une capacité de 3.600 litres, n'a qu'un seul pilote à bord. L'appareil s'est disloqué lors de l'impact. Et trois colonnes supplémentaires, soit quelque 65 hommes, devraient les rejoindre rapidement, a précisé le commandant Pagès. "Une immense tristesse nous étreint tous ce soir", a ajouté le ministre, qui a précisé ensuite dans un communiqué qu'il se rendra sur les lieux dès samedi matin.

En fin d'après-midi, 530 pompiers et une centaine de gendarmes étaient mobilisés à travers tout le département du Gard, avec des renforts venus des Bouches-du-Rhône et de la Drôme.

De tels accidents sont rarissimes. Parmi les derniers drames similaires en France, celui d'un Canadair qui s'était écrasé en mer, le 1er août 2005, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse. Rien qu'entre 14h30 et 15 heures, huit à dix départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert. On est complètement dépassé, il y a du vent, il fait chaud. "Je souffre, je suis ému, je n'ai pas de mots", avait déclaré vendredi le maire de Générac, Frédéric Touzellier.

Le premier incendie qui avait frappé Générac, mardi et mercredi, brûlant quelque 500 hectares, serait lui aussi d'origine criminelle, avait déclaré le procureur de Nîmes Eric Maurel jeudi, parlant d'un "acte volontaire".

Dernières nouvelles