Toulouse : de nouvelles permanences d'élus LREM prises pour cibles

Stanislas Guerini le 3 décembre 2018 à Paris

Stanislas Guerini le 3 décembre 2018 à Paris

"La police tue", "Non au Ceta": la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guérini a été taguée dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué l'entourage du député de Paris.

Dans le même département, la députée Monique Iborra a vue sa permanence de Tournefeuille, près de Toulouse, prise pour cible.

A Toulouse jeudi soir, peu avant minuit, une dizaine de parpaings ont été posés les uns sur les autres, condamnant la porte d'entrée à la permanence de Corinne Vignon. La fédération départementale de la FNSEA, premier syndicat agricole, dit avoir convié les dix députés de Haute-Garonne à une discussion sur l'accord commercial lundi, sans obtenir de réponse.

"Mais aucun n'est venu, alors à notre tour d'aller vers eux", lance Christian Mazas. "Cette députée, comme d'autres, a voté pour le Ceta, alors qu'il y a quelques mois, lors des états généraux de l'alimentation (la loi Egalim, ndlr), ce sont les mêmes qui ont voté pour que la France élève son niveau de production, et que les agriculteurs français aient des normes à respecter plus exigeantes que dans d'autres pays", déplore-t-il.

Trois permanences de députés LREM ont été taguées en 24 heures dans le Val-d'Oise, venant s'ajouter à une série de dégradations de locaux parlementaires de la majorité présidentielle, a-t-on appris jeudi de sources proches de l'enquête.

Cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des gilets jaunes cet hiver, les parlementaires sont aujourd'hui de nouveau visés, en particulier les députés LREM ayant voté le 23 juillet en faveur de la ratification du Ceta. "CETA vomir", "LREMERDE" ou encore "ACAB" ["All cops are bastards"] ont été bombés à la peinture noire sur la façade des bâtiments.

Samedi, à Perpignan, des manifestants, dont certains cagoulés, avaient brisé toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député de la majorité Romain Grau et tenté d'y mettre le feu.

Avec ce traité de libre-échange, qui supprime notamment les droits de douane, ils craignent une concurrence déloyale. Ils dénoncent notamment "les risques sanitaires" liés à l'adoption de ce traité. "Et contrairement à ce qui est dit, la France, n'a pas les moyens de contrôler toutes les marchandises qui entrent sur son territoire", a déclaré le président de la FDSEA 31. " Le texte doit maintenant être soumis au Sénat et on espère qu'il reviendra à l'Assemblée nationale en deuxième lecture", a ajouté M. Mazas, appelant les députés à " bien se renseigner et à vraiment prendre la mesure de leur vote ".

Dernières nouvelles