2 milliards de dollars grâce à des cyberattaques — Corée du Nord

Pyongyang menace de tirer d'autres projectiles après un quatrième essai en 12 jours

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le 30 juin 2019 dans la zone démilitarisée de Panmunjon

Selon son agence officielle KCNA, Kim Jong-un a assisté aux lancements, et les deux missiles tactiques tirés depuis l'aéroport d'opération de l'ouest ont frappé avec une précision extrême l'île cible dans la mer de l'Est après avoir survolé les régions de la capitale et du centre.

La Corée du Nord a confirmé aujourd'hui avoir procédé hier à de nouveaux tirs de "missiles tactiques guidés ", les qualifiant de "tirs de démonstration ".

L'agence Reuters a eu accès au rapport de l'ONU, des documents qui affirment que la Corée du Nord a un objectif particulièrement précis qui fait suite à toutes ces cyberattaques.

Leur deuxième sommet, en février à Hanoï, avait été écourté en raison de désaccords quant à l'allègement des sanctions contre le Nord et aux mesures que Pyongyang devait prendre en contrepartie.

Donald Trump a assuré vendredi que Kim Jong Un n'avait pas violé leur engagement en effectuant ces essais d'armes, soulignant qu'il aurait " trop à perdre " s'il rompait leur lien de confiance mutuelle.

Après des années de montée des tensions, la péninsule a été en 2018 le théâtre d'une remarquable détente, qui a permis depuis un an trois rencontres au sommet entre le président américain Donald Trump le leader nord-coréen Kim Jong Un. Mais ces discussions n'ont pas encore recommencé.

Et Pyongyang a fait savoir mardi que la motivation de la République populaire démocratie de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) à discuter était impactée négativement par les manoeuvres conjointes qui venaient de débuter.

"La situation qui prévaut refroidit considérablement notre désir d'appliquer les accords RPDC/Etats-Unis et les accords intercoréens, ce qui affecte également les perspectives d'un futur dialogue", a averti un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par KCNA.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a minimisé mardi les protestations de Pyongyang.

"La Corée du Nord a poursuivi ses manoeuvres avec la même intensité. Alors ils n'ont pas vraiment de raisons de se plaindre", a déclaré M. Bolton sur la chaîne de télévision américaine Fox News.

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