GPA dans "Plus belle la vie", une association interpelle le CSA

La série

Dans l'épisode 3847 de la série une avocate célibataire raconte avoir eu recours à la GPA. CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE FRANCE TÉLÉVISIONS

Selon elles, la série phare de France 3 présente une image "favorable" de la gestation pour autrui (GPA).

Sans réponse de la production, habituée à traiter les sujets de société délicats, les associations ont décidé de saisir le CSA. En cause? L'histoire de Céline Frémont (Rebecca Hampton), avocate célibataire, qui lors d'une conversation avec Vincent, l'un de ses amis, avoue s'être rendue en Angleterre afin de faire appel à une mère porteuse et à un donneur de sperme anonyme. Lorsqu'il apprend la nouvelle, son confident lui rappelle que la GPA est encore illégale en France.

Des associations féministes ont saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) contre "Plus belle la vie".

"Réunies dans une Coalition internationale pour l'abolition de la maternité de substitution (CIAMS), ces associations regrettaient dans un communiqué publié lundi de ne pas retrouver la " justesse de ton habituelle " des auteurs de la série " mais un parti pris très grave ".

Regards de femmes a démandé à la production de la série de "rappeler, de façon explicite, l'interdiction de la GPA et d'évoquer clairement les conclusions de la Rapporteuse spéciale des Nations-Unies". Un traitement du sujet très critiqué par des associations féministes, qui ont signalé la séquence au CSA.

La CIAMS a protesté dans deux courriers envoyés fin juillet à la production de PBLV contre des "astuces du scénario qui contribuent à rendre la GPA, interdite en France, acceptable ".

Depuis quelques jours, "Plus belle la vie" est au cœur d'une polémique.

Car selon elle, même si la série prévoit que cette GPA soit en fait "une escroquerie", comme l'indique leur communiqué, cela "n'exonère pas la production (.) de sa responsabilité quant à la mise en avant médiatique d'un acte répréhensible parce que contraire au principe de non-commercialisation du corps humain". Elle cite notamment le fait d'avoir "recours à une jeune femme médecin comme caution pour rendre la pratique socialement acceptable".

"On ne fait jamais de propagande, on ne fait que poser des questions qui animent la société", dans une démarche "pédagogique" et "documentée", a revendiqué le producteur. "On va poser la question de la marchandisation du corps, à laquelle on est très sensibles", a-t-il expliqué. Le feuilleton devrait bientôt s'attaquer aux élections municipales, avant celles qui auront lieu en mars 2020.

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