Uber essuie une perte record de 4,7 milliards d'euros

Caricature par ïoO pour Les Echos.ïoO

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Symbole d'une nouvelle mobilité et des bouleversements économiques et sociaux induits par la technologie et les applications mobiles, la société américaine Uber illustre plus que jamais la difficulté des plateformes de mobilité à atteindre la rentabilité.

Les spécialistes de l'entreprise s'attendaient à une grosse perte en raison des dépenses exceptionnelles liées aux rémunérations en action distribuées aux employés à l'occasion de l'arrivée d'Uber à Wall Street.

Uber, qui a fait son entrée à Wall Street en mai, a encaissé une perte de 5 milliards de dollars au deuxième trimestre. La réaction a été immédiate à la Bourse de New York: le titre du leader mondial de la réservation de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) chutait d'environ 8% vers 22H35 GMT après avoir perdu jusqu'à 12% dans les échanges électroniques suivant la clôture. Les chiffres étaient loin des attentes, en engrangeant "seulement " 3,39 milliards de dollars de commandes. Mais pas de cette ampleur.

La croissance de l'entreprise quant à elle tourne au ralenti, avec une hausse du chiffres d'affaires de 14% contre 20 en début d'année.

Et même sans cet élément, le groupe a perdu 1,3 milliard de dollars d'avril à juin, contre 1 milliard au trimestre précédent. " Même si nous continuerons d'investir de manière agressive dans la croissance, nous voulons également qu'elle soit saine ", a déclaré Nelson Chaid, le directeur financier d'Uber, selon qui de " bons progrès " ont été enregistrés en ce sens au deuxième trimestre.

Au mois de juillet, la plateforme Uber a atteint plus de 100 millions d'utilisateurs actifs par mois.

Le montant brut des réservations, l'argent qu'Uber reçoit avant de payer les chauffeurs et d'autres dépenses comme les péages, a pourtant augmenté de 31%.

D'une part, Uber essaye d'attirer de nouveaux clients à grand renfort de promotions et de campagnes marketing. Ses dépenses ont plus que doublé sur un an à 8,65 milliards de dollars. Ce qui ne contribue pas à un abaissement automatique des coûts de production. Uber et Lyft ont tous les deux fait des déclarations rassurantes ces derniers jours à ce propos, ce qui laisse entendre que cette guerre des prix devrait s'apaiser aux Etats-Unis.

UberEats est une des activités de diversification sur lesquelles mise le groupe mais qui fait face à la concurrence croissante de start-up comme DoorDash.

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