Les livreurs de Deliveroo manifestent et prévoient de bloquer des restaurants — Paris

Un livreur de Deliveroo en action

Un livreur de Deliveroo en action

Dimanche déjà, les coursiers avaient cessé le travail à Bordeaux et une trentaine d'entre eux s'était rassemblée en signe de protestation sur la place de la Victoire.

"Mercredi matin, Jean-Daniel Zamor avait appelé les consommateurs à boycotter la plateforme de livraison".

Ce n'est pas la première fois que les livreurs de Deliveroo dénoncent leurs conditions de travail et leur rémunération qui tire toujours plus vers le bas.

Avec ces nouvelles conditions tarifaires, la rémunération augmente pour les longues courses, mais baisse pour les plus courtes.

" Aujourd'hui, on essaie de sensibiliser les consommateurs". Il avait alors affirmé que le rassemblement de mercredi serait suivi par le blocage de plusieurs restaurants.

Plusieurs dizaines de livreurs de Deliveroo ont manifesté à Paris contre la nouvelle grille tarifaire décidée par la plateforme de livraison de plats à domicile. Pour lui, les courses longues ne sont pas rentables car " elles peuvent faire plus d'une heure, soit l'équivalent de trois ou quatre courses courtes ".

Une action nationale est prévue samedi prochain.

"Selon la plateforme, la nouvelle grille offre " une meilleure tarification, plus juste " et " plus de 54% des commandes sont payées davantage ".

Pour les livreurs, les courses longues ne sont pas rentables. Elle ajoute que " ceux qui appellent au boycott ne sont pas des livreurs Deliveroo et ne les représentent pas", les accusant d'essayer " maintenant d'empêcher les livreurs de gagner leur vie ". Ils seront par exemple en grève samedi 10 août dans la capitale et le lendemain à Grenoble (Isère).

Interrogé par France Info sur l'efficacité de la mobilisation, Jérôme Pimot, ancien livreur de Deliveroo et membre fondateur du CLAP 75, déclarait à propos du premier rassemblement qui a eu lieu mercredi 7 août: cette fois "tout a été fait en même temps partout en France: des villes comme Toulouse et Nice, Bordeaux et Nantes se sont mobilisées". Ils travaillent en moyenne 15 heures par semaine " et gagnent 13 euros par heure de connexion à l'application, soit 30 % de plus que le SMIC brut horaire ".

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