Les vols de lundi annulés en raison d'une manifestation — Hongkong

Un cône de signalisation et une bouteille d'eau pour neutraliser les grenades lacrymogènes

Un cône de signalisation et une bouteille d'eau pour neutraliser les grenades lacrymogènes. Image AFP

Faye Lai, employée dans un théâtre, avec sa nièce de trois ans en poussette, déclare manifester dans l'espoir que ce rassemblement aide les plus jeunes à comprendre la crise qui secoue Hong Kong depuis plus de deux mois.

Plus de 5 000 manifestants, pour la plupart vêtus de noir, y sont massés pour "accueillir" et sensibiliser les visiteurs étrangers à leur mobilisaton, avec des chants, des slogans et une distribution de prospectus expliquant le sens des manifestations prodémocratie qui embrasent la ville depuis juin.

Née du rejet d'un projet de loi controversé de l'exécutif hongkongais pro-Pékin qui voulait autoriser les extraditions vers la Chine, la mobilisation a depuis considérablement élargi ses revendications avec, en ligne de mire, le pouvoir central chinois. Tous les vols de la journée au départ et à l'arrivée ont été annulés.

Il s'agit d'une décision majeure pour cet aéroport internationalement reconnu pour son efficacité, et qui était en 2018 le huitième dans le monde pour l'achalandage avec 74 millions de passagers.

"Les opérations aéroportuaires (.) ont été gravement perturbées du fait des rassemblements publics à l'aéroport aujourd'hui", peut-on lire dans le communiqué. "L'autorité précise que le trafic vers l'aéroport est " très encombré " et que ses parkings sont totalement pleins". Des cocktails molotov ont été lancés en direction des policiers, selon un porte-parole des autorités.

" Ce qui est bon pour Hong Kong (...) c'est de mettre un terme à la violence, et de dire + non + à la situation chaotique que Hong Kong a connu ces dernières semaines, afin que nous puissions avancer", a-t-elle ajouté.

Face aux barricades en métal et en plastique érigées par les protestataires, les forces de l'ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène.

Les manifestants demandent la démission de Carrie Lam, la cheffe du gouvernement local pro-Pékin, et l'élection d'un successeur au suffrage universel direct, et non sa désignation par Pékin, comme c'est actuellement la règle. Ils exigent aussi une enquête sur les violences dont ils accusent la police et l'abandon pur et simple du projet de loi controversé, officiellement suspendu.

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