Macron demande aux maires d'honorer les combattants africains — Débarquement de Provence

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Le président de la République a également lancé un appel aux maires de France "pour qu'ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l'Afrique et disent de la France ce qu'elle est profondément: un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage". L'opération a été menée par les forces américaines et françaises, parties d'Afrique du Nord, de Corse et d'Italie du Sud. La cérémonie a eu lieu ce jeudi, 15 août 2019, à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la première armée française. Traditionnellement, cet anniversaire est l'occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération de la France de l'occupation allemande. Les troupes incluaient 260.000 combattants de la 1ère armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, composée principalement de soldats venus d'Afrique du Nord et subsaharienne. "En ce moment où la France avec l'aide de ses alliés combattait pour sa survie et sa liberté, les fils et les filles des territoires africains d'alors se sont sentis interpellés, impliqués, partageant l'appel absolu et universel de la liberté", a-t-il déclaré.

'La France a une part d'Afrique en elle et sur le sol de cette Provence, cette part fut celle du sang versé', a-t-il dit, avant de déposer une gerbe en honneur des morts de cette bataille aux côtés du président guinéen Alpha Condé et de son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

Intervenant au nom des Chefs d'Etat africains invités, le Président Alpha CONDE, a, pour sa part, indiqué que le débarquement de Provence fait partie de la mémoire collective partagée entre les peuples français et africains.

Aujourd'hui comme hier les peuples d'Afrique, tout en étant attachés à leur identité et à leur liberté continueront le combat pour le monde toujours plus juste et toujours plus solidaire.

" Ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n'ont pas eu la gloire et l'estime que leur bravoure justifiait".

Venu en voisin du Cap-Nègre, M. Sarkozy a souligné qu'il considérait "que c'était (s) on devoir de venir" et qu'il ne se voyait pas "faire du vélo ce matin" alors qu'il avait "une maison sur un des sites du débarquement". Ils ont payé un lourd tribut à la victoire, a ajouté le président français qui a exhorté les jeunes générations à "revendiquer cette histoire et la porter car sans le sacrifice de ces résistants nous ne serions pas libres aujourd'hui", selon lui. Invité lui aussi, son successeur à l'Elysée, François Hollande, n'était pas présent. Parmi eux, Richard Imbert, 94 ans, qui a apprécié le discours du président.

Samedi, M. Macron doit également participer à une cérémonie plus informelle, célébrant la libération de Bormes-les-Mimosas.

Cette cérémonie ressemble à celle qui avait été organisée en novembre dernier à Reims au cours de laquelle Emmanuel Macron avait voulu honorer les "héros de l'armée noire " de la Première Guerre mondiale avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keita. Il enchaînera avec sa rentrée nationale le 21 août, jour du conseil des ministres, avant de s'envoler pour Biarritz où il accueillera les dirigeants du G7.

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