Finance: Wall Street clôture nettement dans le rouge

Trump prédit une guerre commerciale courte avec la Chine… La Bourse n’y croit guère

Le spectre d’une récession envoie Wall Street dans le rouge

L'indice vedette de la Bourse new-yorkaise lâchait 2,78% aux alentours de 19H40 GMT, peu après être descendu sous la barre des 3%.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow abandonne toutefois 1,53%, le S&P-500 1,03% et le Nasdaq 0,79%, leur troisième baisse hebdomadaire consécutive.

Le Nasdaq à forte coloration technologique lâchait 2,97% à 7.778,02 points après avoir chuté de plus de 3%, tandis que le S&P 500 reculait de 2,68% à 2.847,78 points.

Wall Street a lourdement chuté mercredi dans un climat d'incertitude entourant l'économie mondiale, alors que les signes précurseurs d'une récession aux Etats-Unis se multiplient.

Une demi-heure avant l'ouverture, les contrats à terme sur les grands indices américains reprennent entre 0,8% et 1%, annonçant un début de séance positif.

Le taux d'intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans était passé temporairement sous celui des bons à deux ans, un phénomène connu sous le nom d'"inversion de la courbe des taux" et généralement considéré comme un indicateur avancé de récession. Bank of America a gagné 3% et Citigroup est monté de 3,5%.

La "saison" des résultats de sociétés du deuxième trimestre est près de s'achever.

Le marché digérait par ailleurs une salve de données économiques contradictoires, publiées ces derniers jours, sur la santé de l'économie américaine.

La veille, la Réserve fédérale publiait des chiffres montrant un repli de la production industrielle en juillet, mais le Département du commerce faisait part d'un bond des ventes au détail. Le président Donald Trump a semblé lier mercredi les négociations commerciales USA-Chine à un dénouement "humain" de la crise dans l'ex-colonie britannique.

Parmi les autres valeurs, General Electric rebondissait au lendemain d'une séance noire, le groupe ayant été accusé par un lanceur d'alerte d'avoir falsifié ses comptes et dissimulé des dizaines de milliards de dollars de pertes.

Le titre de GE, revigoré par l'achat de plus de 250.000 actions par le PDG du groupe Lawrence Culp, grimpait de 6,4%.

Le taux d'intérêt sur la dette à 30 ans est lui tombé à son plus bas historique.

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