Brégançon. Macron tend la main à Poutine juste avant le G7

Vladimir Poutine en ballade au milieu des motards nationalistes à Sébastopol en Crimée le 10 août 2019.                  Sputnik  Alexei Druzhinin  Kremlin via REUTERS

Vladimir Poutine en ballade au milieu des motards nationalistes à Sébastopol en Crimée le 10 août 2019. Sputnik Alexei Druzhinin Kremlin via REUTERS

Dans un contexte de défiance à l'égard du président russe en France, Emmanuel Macron avait pourtant assuré, à l'issue de leur premier entretien à Versailles en mai 2017, ne pas vouloir s'appuyer sur cette donnée dans la gestion des dossiers internationaux.

Les deux chefs d'Etats, qui affichent une volonté commune de rapprochement franco-russe, partagent le goût de l'histoire et de la culture. Cette question sera l'un des sujets majeurs de ces discussions, alors que le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé à reprendre les négociations avec Moscou sous le parrainage de Paris et Berlin afin de mettre fin au conflit dans le Donbass. Le journal relève également le timing de tenue de cette rencontre à cinq jours de l'ouverture à Biarritz, sous présidence française, du sommet du G7 réunissant les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, le Canada et le Japon. Depuis l'annexion de la Crimée en 2014 et le début de la crise ukrainienne, la Russie a été mise au ban des nations. "L'Europe doit dialoguer avec la Russie", laquelle doit "faire des efforts", avait-t-il résumé en juin. La principale promesse du nouveau président ukrainien, c'est de mettre fin à la guerre. Les contacts dans le domaine culturel et humanitaire sont aussi très intenses. Là, il y a une vraie chance de progrès.

Pour éliminer un point de crispation, la justice russe vient de libérer le banquier français Philippe Delpal, détenu depuis février sous l'accusation de fraude et désormais assigné à résidence.

La France juge "très préoccupante" la situation dans la province syrienne d'Idleb, où le régime est à l'offensive avec l'aviation russe, "nous avons un message très simple aux Russes: +exercez votre influence auprès de Damas pour que cette opération cesse+", indique Paris, alors que la Russie participe militairement aux frappes du régime contre les rebelles, qui font aussi des victimes parmi les civils, et que la France craint à la fois un exode massif et la dispersion de groupes jihadistes dangereux. "Comme garant du JCPOA, Paris et Moscou doivent pouvoir travailler ensemble à la désescalade ".

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